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"Le siège d'Orléans et Jeanne d'Arc 1428-1429"
par Henri Baraude - 1906-07

IX - La campagne sur la Loire

  Cependant les Anglais restaient maîtres des places de la Loire, Talbot commandait à Meung, Suffolk à Jargeau, et messire Raveston à Janville. Falstolf était allé à Paris pour réunir des secours. Ils disposaient de forces assez considérables pour tenir la campagne et causer encore de grands préjudices aux Français.
  Le 8 mai, dans l'après-midi, La Hire et Florent d'Illiers quittèrent Orléans pour se rendre à Châteaudun, craignant que les Anglais ne se reportassent sur cette ville.
  Le 9, la Pucelle partit pour se rendre auprès du roi et exécuter la deuxième partie de sa mission, le conduire à Reims pour le faire sacrer. Elle se rendit à Blois, puis à Tours, où le roi vint la rejoindre venant de Chinon. Charles VII la reçut avec les plus grands honneurs, et, sur ses instances, réunit les capitaines pour étudier la question du voyage à Reims que Jeanne le pressait d'entreprendre sans délai. La cour se montra fort opposée à ce dessein; soit lâcheté, soit mollesse, les courtisans ne voulaient plus quitter la Touraine, où la vie leur semblait facile, en comparaison des hasards d'une campagne redoutée. Ils alléguaient le manque absolu d'argent, la faiblesse des effectifs et le voyage à travers un pays infesté d'ennemis, obligeant à d'incessants combats.
  De Tours, la cour se rendit à Loches. Le voyage de Reims restait toujours en question : à toutes les instances de Jeanne, on opposait le récent échec de l'armée du roi sous Jargeau. En effet, le jour où la Pucelle quittait Orléans, Dunois, le maréchal de Saint-Sévère, les seigneurs de Graville, de Coarraze, Xaintrailles et Poton son frère, avec toute l'armée restée à Orléans, se mirent en route, dans l'intention de faire le siège de Jargeau, où Suffolk s'était retiré. Ils prirent la route de la Sologne, passant par Sandillon. Les eaux du fleuve, très hautes, remplissaient les fossés de la place, de sorte qu'il fut impossible de rien entreprendre ce jour-là. On se contenta de tirer contre les défenseurs de la muraille, sans pouvoir tenter un assaut. Le combat d'artillerie dura trois heures. Plusieurs Anglais furent tués : parmi eux on comptait un capitaine nommé Henri Biset. L'armée regagna Orléans.
  Ce n'en était pas moins un échec, qui prouvait que les Anglais, maîtres des places de la Loire, les tenaient solidement. Le départ pour Reims, en laissant derrière soi ces places aux mains de l'ennemi, semblait hasardé. Plusieurs capitaines émirent l'avis d'entreprendre une campagne sur la Loire, avant le voyage de Reims. Il semble même que Jeanne en fit la proposition; quoiqu'il en soit, elle ne s'y opposa pas.

  Le roi décida de réunir une armée, qu'il mit sous le commandement du jeune duc d'Alençon, rentré de la captivité qu'il subissait depuis la bataille de Verneuil; il devait être aidé par Jeanne, dont il écouterait tous les avis.
  La cour s'était rendue à Saint-Aignan-sur-Cher, d'où la Pucelle rejoignit à Selles-sur-Cher, à quatre lieues à l'est, l'armée qui se rassemblait, les premiers jours de juin. De toute part, les seigneurs accouraient avec d'importants effectifs. La réputation de la Pucelle avait rapidement gagné les
confins du royaume.
  Aussi, après avoir traversé la Sologne par Romorantin, Meung et la Ferté, lorsque, le 9 juin, Jeanne fit son entrée dans Orléans, elle commandait à une armée de huit mille hommes. Les habitants la reçurent avec les plus grandes démonstrations de joie. Ils se pressaient autour d'elle, voulaient la voir, l'entendre, toucher ses vêtements, «ils ne se pouvoient saouler de la veoir.»
  Elle resta deux jours, et, tout étant prêt, elle partit le 11 pour faire le siège de Jargeau. Elle avait autour d'elle le duc d'Alençon et les capitaines accoutumés, le comte de Vendôme en plus et un gentilhomme breton, Tudual de Kermoisan, avec huit mille hommes et une forte artillerie.
  Cette armée prit la route de la Sologne par Sandillon : la ville de Jargeau étant sur la rive gauche du fleuve. La place, entourée d'une forte muraille de cinq à six mètres de hauteur, flanquée de grosses tours et protégée par un large fossé, comptait six à sept cents défenseurs, sous les ordres de messire Guillaume de la Pôle et de son frère le comte de Suffolk. Elle se reliait à la rive droite par un pont en pierre, fortifié. Une puissante artillerie garnissait ses remparts.

  Cependant, le duc de Bedford, ayant appris les préparatifs faits par les Français pour entreprendre la campagne contre les places de la Loire, leva cinq mille hommes qu'il mit sous le commandement de Falstolf, à Paris, avec mission de secourir les villes fortes. Mais ce dernier, sachant l'armée conduite par la Pucelle et craignant de se rencontrer avec elle, sans avoir une grande supériorité d'effectif, marcha avec la plus grande lenteur. Comptant recevoir d'importants renforts, il s'arrêta quatre jours à Étampes et quatre jours à Janville, pour rassembler le plus d'hommes et de munitions possible.
  La nouvelle de cette marche de Falstolf parvint à l'armée française, et, soit qu'on eût peur des Anglais en rase campagne, soit qu'on ne voulût pas être pris entre la place et Falstolf, on éprouva des hésitations, et plusieurs combattants partirent.
  Toute l'armée eût suivi ce mouvement sans les objurgations pressantes de la Pucelle. Elle affirmait que l'on avait la protection divine. Elle réussit, à la longue, à rendre confiance à la troupe, et de telle manière que les Français tombèrent de suite dans l'excès contraire.
  Sans aucune précaution, sans avant-garde, un corps assez considérable tenta d'approcher de la place; mais les Anglais veillaient. Placés en embuscade dans les maisons d'un faubourg, en avant des murs, ils tombèrent sur les téméraires et les mirent en pleine déroute. Si bien que les fuyards se jetèrent dans le plus complet désordre sur le gros de l'armée qui arrivait et commençait à prendre peur. Mais Jeanne, se portant résolument en avant, rassembla les fuyards et, redonnant du cœur à tous, recommença le combat, chassa les Anglais des maisons où de suite elle cantonna ses troupes.
  Sans perdre un instant, elle plaça l'artillerie elle-même. Au petit jour, le 12, le feu commença. A un moment, comme elle se trouvait avec le duc d'Alençon sur le bord du fossé, elle le saisit soudain par le bras, l'entraînant à quelques pas de là, en disant que s'il restait à cette place il serait tué. En effet, quelques instants après, un gentilhomme qui occupait cette position fut tué raide d'un coup de bombarde.
  Dans la matinée, la plus forte tour fut renversée par une grosse bombarde, appelée « la Bergerie, » amenée d'Orléans. Dans la journée, les murailles tombaient en ruines. Jeanne, avant de donner l'assaut, voulut, suivant sa coutume, prévenir les assiégés, et leur fit demander s'ils consentaient à se rendre.

  Suffolk sollicita une suspension d'armes de quinze jours. L'accorder eût été folie, car c'était donner à Falstolf le temps d'arriver. Jeanne répondit qu'elle leur permettait seulement de se retirer sur l'heure, « en petite cotte. » Suffolk n'acceptant pas, l'assaut fut décidé.
  On combla les fossés, on appliqua les échelles et l'armée tout entière se rua contre les murailles. Les assiégés se défendirent avec la plus grande énergie. Un moment, les assiégeants faiblirent. Jeanne se précipita dans les fossés, son étendard à la main, et tenta de monter sur une échelle. Au même moment, une énorme pierre jetée du haut des remparts la renversa par terre. Les Anglais la croient écrasée et poussent des cris de triomphe, mais elle se relève et crie aux siens :
  « Ayez bon courage, notre Sire a condamné les Anglais. A cette heure, ils sont nôtres. »
  L'assaut est repris avec fureur. Le comte de la Pôle est tué. Les Français pénètrent dans la place. Suffolk, poursuivi, est acculé sur le pont. Il se rend à un gentilhomme français nommé Regnault, après l'avoir fait chevalier, car Regnault lui avait avoué ne pas l'être.
  La place fut livrée au pillage. On n'épargna rien, ni les maisons ni l'église même, pour punir la cité de son attachement aux Anglais. Onze cents personnes environ périrent, dont cinq à six cents Anglais.
  Le soir, un convoi de prisonniers de haut rang fut conduit à Orléans. Dans la nuit même, Jeanne et le duc d'Alençon regagnèrent cette dernière ville, laissant l'armée bivouaquer. Cependant, une dispute s'élant élevée au sujet de prisonniers de moyenne condition, les hommes qui les escortaient les massacrèrent.

  Ce nouveau succès de la prise de Jargeau surexcita les esprits. Les chevaliers continuaient à accourir pour se ranger sous la bannière du roi de France et servir sous les ordres de Jeanne. A Orléans venaient d'arriver les seigneurs de Laval et de Lohiac, de Chauvigny, de Berry, de la Tour d'Auvergne et le vidame de Chartres.
  La Pucelle, impatiente de terminer la campagne, voulait se hâter. Le 14, elle donna ses ordres pour le départ, afin d'attaquer Meung et Beaugency, et l'on partit le 15. Elle prit la route de la Sologne par Cléry, et canonna si énergiquement le pont de Meung, bien défendu cependant, que, dit le chroniqueur, « nonobstant leur deffence, fut pris de plain assault sans gueres arrester. »
  Ce pont en pierre et fortifié aboutissait en dehors de la ville. Sa possession assurait un débouché sur la Loire. C'est ce que voulait Jeanne. Aussi fit-elle camper toute l'armée sous les murs de Meung, dédaignant de l'attaquer pour le moment. Le lendemain, laissant une solide garnison pour défendre le pont, elle se dirigea sur Beaugency.
  La ville sur la rive droite, entourée d'épaisses murailles de six mètres de hauteur, flanquée de tours, possédait un redoutable donjon, qui reste de nos jours connu sous le nom de Tour de César. Cette tour carrée, bâtie au XIIIe siècle sur l'emplacement probable d'un camp de César, en a conservé le nom. La place était reliée à la rive gauche par un solide pont de pierre fortifié et bien défendu. Pourtant les Anglais, sachant l'effectif considérable de l'armée de Jeanne, ne crurent pas pouvoir défendre toute la ville. Ils abandonnèrent les murailles et se retirèrent sur le pont et dans le donjon.
  Les Français, ne trouvant aucune résistance, pénétrèrent aussitôt dans la place. Ils commençaient à établir leur cantonnement, lorsque dans différentes rues, les ennemis, cachés en embuscades, les attaquèrent avec impétuosité. Après le premier moment de surprise, qui dura peu, les Français se battirent avec courage, de telle sorte qu'il y eut de véritables petits combats sur plusieurs points et un certain nombre de tués. Mais ces diverses escarmouches ayant cessé, Jeanne fit disposer elle-même l'artillerie pour canonner le donjon ainsi que le pont, et le feu commença.
  Cependant, un incident faillit jeter la désunion dans l'armée française et faire manquer le siège de la place. Des intrigues de cour, ourdies par La Trémouille, avaient contraint, quelques mois avant cette époque, le connétable de Richemont à se retirer dans sa seigneurie de Parthenay. Il supportait difficilement l'inaction. Lorsque la Pucelle apparut pour faire lever le siège d'Orléans, Richemont leva une troupe considérable et marcha vers Blois pour se joindre à l'armée. Mais à Loudun, le roi lui fit dire que s'il continuait, on le combattrait. Il dut s'arrêter. Quand il sut que Jeanne commençait une nouvelle campagne, il se remit en mouvement, passa la Loire à Amboise et marcha sur Beaugency. Il venait avec Jacques Dinan, seigneur de Beaumanoir, frère du seigneur de Chateaubriand. Son arrivée était assez mal vue par quelques chefs, jaloux de ne point s'attirer la disgrâce royale, notamment par d'Alençon. Mais une impérieuse raison, que la Pucelle mît en avant avec beaucoup d'adresse, fit lever toutes les préventions; c'était l'arrivée de l'ennemi. On venait en effet, le 17 au matin, d'annoncer l'approche de Falstolf, que Talbot était allé rejoindre à Janville, après la prise du pont de Meung.
  Obéissant aux pressantes instances de la Pucelle, le connétable fit serment devant elle et devant tous les seigneurs de son dessein de servir toujours loyalement le roi. Le siège ne fut donc point arrêté, ni la canonnade interrompue. Aussi le bailli d'Évreux, qui commandait le donjon, fit-il dans le milieu du jour, le 17, demander une suspension d'armes afin de traiter.
  Jeanne l'ayant accordée, on commença les pourparlers. Ils durèrent jusqu'à minuit, et l'on décida que la garnison se retirerait le lendemain au petit jour, emmenant ses chevaux avec leurs harnachements et la valeur d'un marc d'argent par tête. Les soldats devaient en outre promettre de ne pas porter les armes pendant dix jours contre les Français.
  Le matin du 18, ils s'en allèrent et gagnèrent la place de Meung.

  Cette nuit même Falstolf et Talbot arrivaient. Au petit jour, ils se présentèrent avec quatre mille combattants devant Beaugency. Jeanne fit alors sortir de la ville toute l'armée, la rangea en bataille, si bien que les Anglais prirent peur et rétrogradèrent sur la route de Meung, ne sachant pas encore la capitulation de Beaugency. Ils pensaient emporter le pont de Meung resté aux mains des Français et de cette façon apporter du secours par la rive gauche aux défenseurs de Beaugency. Aussitôt arrivés à Meung, ils commencèrent à canonner avec violence le pont, mais en même temps ils apprenaient, par les défenseurs de Beaugency qui les rejoignaient, la capitulation de cette place. Il ne pouvait plus être question pour eux d'emporter le pont, encore moins de rester à Meung. L'expérience qu'ils avaient acquise de l'inutilité de la défense des places fortes contre la Pucelle dicta leur conduite.
  Talbot et Falstolf avec le sire d'Escales abandonnèrent Meung et reprirent promptement la route de Janville.

  Cependant les Français, après avoir constitué une garnison pour la ville prise, se mirent en marche, espérant retrouver les Anglais à Meung, où ils savaient qu'ils s'étaient retirés. Dès l'arrivée de l'avant-garde aux abords de la ville, les Français restés à la garde du pont dirent que l'armée ennemie battait en retraite sur Paris, et Jeanne immédiatement donna le signal de la poursuite.
  Les Anglais, avertis par leur arrière garde, ne songèrent plus qu'à trouver un terrain favorable pour accepter la bataille. Ils ne s'étaient pas encore mesurés avec la Pucelle en rase campagne, et le souvenir des sanglantes hécatombes de Poitiers, de Crécy et d'Azincourt leur donnait l'espoir du succès.
  Ils choisirent un terrain en avant du village de Patay, près du hameau de Lignerolles. Un ravin coupait la route. Au delà deux haies très épaisses formaient un passage resserré. Talbot avec cinquante archers s'y plaça, tandis que le gros se portait en arrière en bataille, et Talbot comptait tenir là jusqu'à ce que l'arrière-garde eût rejoint le corps de bataille. Il pensait alors se replier protégé par les haies touffues.
  Or la Pucelle allait de l'avant sans savoir au juste où se plaçaient les Anglais. Elle disait que l'on aurait « bon conduit » et avait mis à l'avant-garde quatre-vingts chevaliers. Tout d'un coup, en chevauchant, ils firent lever un cerf, lequel se jeta dans les Anglais, qui le reçurent à grands cris. Cela donna l'éveil, et l'avant-garde, ayant reconnu leur position, prévint la Pucelle.
  « Avez-vous de bons éperons ? » dit-elle à d'Alençon.
  « Nous tournerons donc le dos ? » s'écrièrent plusieurs chevaliers.
  « En nom Dieu, répondit-elle, ce seront les Anglais, et vous aurez besoin de vos éperons pour les poursuivre mieux. »
  Elle répondait de la victoire.
  « Seraient-ils pendus aux nues, nous les aurons ; le gentil roi aura aujourd'hui la plus grande victoire qu'il eut depuis long temps. »

  Elle voulait partir avec l'avant-garde. On la retint et La Hire fut chargé de l'attaque avec l'ordre d'occuper les Anglais si bien que le gros français pût arriver et envelopper toute l'armée. Mais La Hire chargea avec une telle impétuosité qu'il culbuta l'arrière-garde encore en marche, et la jeta en désordre sur le gros, qui prenait ses positions. Celui-ci, croyant à une défaite et terrifié par le nom de Jeanne, tourna le dos et s'enfuit.
  Cependant Talbot tenait à son poste et Falstolf faisait des efforts pour ramener les fuyards. Mais la panique devenait générale, et Talbot dut bientôt à son tour battre en retraite, tandis que les Français, poursuivant les fuyards, massacraient tous ceux qu'ils rencontraient. Il y eut, tant tués que blessés ou faits prisonniers, quatre mille Anglais. Talbot était parmi les prisonniers.
  Le gros de l'armée française arriva lorsque la bataille était terminée.

  Les résultats furent considérables. Janville ferma ses portes aux Anglais. Toutes les petites places de la Beauce furent abandonnées par eux et la contrée respira, entièrement délivrée. Jeanne venait de faire une campagne mémorable. Partie d'Orléans le 11, elle attaque Jargeau, qui est emporté d'assaut le 12. Le 13, elle prend le pont de Meung; le 16, elle attaque Beaugency, qui se rend le 17, et le 18 elle écrase à Patay la dernière armée anglaise.
  En huit jours elle prend trois villes et gagne une bataille.

  Quelques jours après, Charles VII, avec douze mille hommes, accompagné
de la Pucelle, partait de Gien pour aller à Reims, où il arrivait le 16 juillet. Il était sacré le 17 du même mois. Ainsi se termina cette immortelle campagne de la Loire, où Jeanne en quelques semaines délivra Orléans, le dernier boulevard de la France, chassa les Anglais de tout le territoire conquis sur les bords du fleuve, et put faire sacrer le roi à Reims.

  Un peuple qui a dans son histoire une semblable page et quatorze siècles de gloire ne peut pas périr.

                                                                                               HENRI BARAUDE.



Source : - article extrait de la "Revue des questions historiques" :
(nouvelle série - Tome XXXVI - LXXX de la coll. -juillet 1906)
(nouvelle série - Tome XXXVI - LXXX de la coll. - octobre 1906)
(nouvelle série - Tome XXXVII - LXXXI de la coll. - janvier 1907)



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de Boucher de Molandon
- Examen d'une question...
d'A. Renard
-
Une fausse Jeanne d'Arc,
de A. Lecoy de la Marche.

- J. d'Arc et les ordres...
de Siméon Luce
- Chronique Cordeliers...
de J. Quicherat
- Le siège d'Orléans...
d'Henri Baraude





maj : 15/01/2008
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