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LIVRE PREMIER -
L'état des deux partis - Orléans. Le siège jusqu'à l'arrivée de la Pucelle
II - Le parti anglo-bourguignon ou anti-national, à l'arrivée de la Pucelle -
p. 14 à 22 |
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I. — La dynastie des Lancastre affermie en Angleterre. — L'appât des comtés
et des seigneuries en France stimule les seigneurs anglais. — Confiscations. —
Prospérité des premières années du règne de Henri VI. — Les soutiens du trône :
le grand oncle cardinal d'Angleterre; Glocester; l'âme de la politique anglaise,
Bedford, ses hautes qualités, ses richesses et son train royal; sa femme, Anne de
Bourgogne. — Les nombreux capitaines anglais : Salisbury, Warvick. — Jeu de la
Providence qui, par Warvick, le faiseur de rois, renversera l'œuvre du grand-père
Salisbury, et du beau-père Richard Warvick. — Les trois frères de La Pole et la
fin tragique de Suffolk, Scales, Fastolf, Glasdal, Talbot. — Quelques faux Français.
II. — Les États du duc de Bourgogne. — Les trois frères Luxembourg : Pierre, comte de
Saint-Pol, beau-père de Bedford marié en secondes noces; Louis de Luxembourg, évêque de Thérouanne; Jean, comte de Ligny, seigneur de Beaurevoir; il meurt le
jour où naquit la Pucelle vendue par lui. — Sa femme, Jeanne de Béthune, attachée
au parti français. — Sa tante Jeanne, dame de Beaurevoir, marraine de Charles VII. — Villiers de l'Isle-Adam. — Toulongeon. — Les Vergy. — Le sire de Jonvelle. —
Perrinet Gressart. — Interminables négociations. — Humiliations et malheurs que l'on eût prévenus, si l'on avait écouté la Pucelle. — Châtiment des Lancastre et de
l'Angleterre.

Tandis que le roi de France, sans argent et sans troupes, n'était obéi de personne, les Lancastre avaient assez assoupli la nation anglaise, pour y multiplier les levées, et obtenir de nouveaux subsides. Loin de proscrire l'exercice de l'arc et de l'arbalète, ils l'encourageaient; ils trouvaient dans leurs Etats, et principalement dans le pays de Galles, ces archers fameux contre lesquels venait se briser l'impétuosité française. Si le peuple se plaignait du fardeau des impôts, l'orgueil national était flatté de voir la nation rivale subjuguée. Le beau soleil de France, son climat tempéré,
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Source : Edition de la Librairie catholique Gaume et Cie - 1897.
Nota : publication sans aucune garantie d'exactitude parfaite avec le texte original.
Notes :
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