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21 juin 2018  

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La chronique de l'établissement de la fête du 8 mai - index

n 1739, Montfaucon signalait, dans le manuscrit 891, fonds de la reine Christine, à la Vaticane, comme faisant suite au Journal du siège, la relation aujourd'hui désignée sous le nom de Chronique de l'établissement de la Fête du 8 mai. Malgré cette indication du savant Bénédictin, il se passa plus d'un siècle avant qu'elle fût livrée à l'impression. Ce fut M. Salmon, qui, en 1847, la publia dans la Bibliothèque de l'École des Chartes; Quicherat la fit entrer dans sa Collection; elle a été, en 1883, de la part de M. Boucher de Molandon, l'objet d'une étude approfondie dans les Mémoires de la Société archéologique de l'Orléanais ; enfin, au moment où ces lignes s'écrivent, paraît le volume du Journal du siège, édité à nouveau par MM. Charpentier et Cuissart, où l'on peut la lire.
  M. Boucher de Molandon, informé qu'il existait à la Bibliothèque de Saint-Pétersbourg un autre exemplaire de la Chronique susdite, s'en fit envoyer une fidèle copie ; et il publia en brochure les deux textes en regard, en les accompagnant d'une étude philologique due à M. Bailly, professeur au lycée d'Orléans. La collation a fait conclure que si le manuscrit du Vatican était du XVe siècle, celui de Saint-Petersbourg était du XVIe et que l'un et l'autre reproduisent un manuscrit antérieur. Les variantes sont légères, et altèrent peu le sens. Le second manuscrit peut servir à redresser quelques fautes de copiste que l'on trouve dans le premier; et le rajeunissement de certains mots aide à comprendre certaines locutions complètement disparues.
  L'auteur disant qu'il y a certains jeunes gens qui pourraient avoir peine à croire les faits solennisés par la fête du 8 mai, nous autorise à reculer la date de son écrit à quinze ou vingt-cinq ans après la délivrance.
  Quel est cet auteur ? Ce n'est certainement pas un écrivain maniant très prestement la langue française, même de l'époque. Sa phrase est lourde, chargée d'incidences inattendues, pénible à lire. Ce n'est pas une raison pour ne pas en faire honneur à un canoniste ou à un théologien de l'époque. Habitués à parler en latin dans leur enseignement, à lire des livres latins, ils transportaient trop aisément dans le français les inversions de la langue latine, qui avec les désinences des cas les admet plus aisément que la langue française privée de pareille ressource.
  La Chronique nous parle d'un docteur, homme très sage, du nom de Jean de Mâcon, auquel la Pucelle fît l'honneur de s'ouvrir. Loin d'y voir une raison pour ne pas attribuer à Jean de Mâcon un écrit où il aurait ainsi parlé de lui-même, Quicherat, Vallet de Viriville, et les modernes, forts de quelques autres exemples, où, grâce à l'anonyme, des auteurs du temps rendent ainsi témoignage de leur mérite, les modernes admettent volontiers que l'auteur de la relation est Jean de Mâcon en personne. Vallet de Viriville va jusqu'à conjecturer qu'il est l'auteur de l'immense drame qui a pour titre le Mystère d'Orléans. Qu'est donc Jean de Mâcon ?
  Jean de Mâcon a été si peu connu que Quicherat disait qu'il n'est nommé nulle part. Il oubliait que trois témoins entendus à la réhabilitation en parlent comme d'un docteur très fameux, ayant rendu à la Pucelle le plus explicite des témoignages. M. Boucher de Molandon, dans sa brochure sur la Chronique de l'établissement de la Fête a essayé de constituer, avec quelques textes des archives d'Orléans, une Notice du célèbre inconnu. Les inductions de l'érudit Orléanais sont aujourd'hui notablement atteintes par deux publications récentes qui nous permettent d'établir le curriculum vitæ du docteur, qui fut en effet un des plus fameux de son temps. L'une est le docte ouvrage de M. Fournier, Statuts et privilèges des Universités, l'autre un article de M. Wilhelm Meyer, dans la Bibliothèque de l'École des chartes (janvier-avril 1895), sous ce titre : Nouvelles de l'Académie de Goettingue. Comme l'approbation de la Pucelle par semblable personnage ne le cède qu'à celle que lui donna Gerson, il est utile de faire connaître Jean de Mâcon.

                              

Chapitres *:

- 1ère partie
- 2ème partie
- 3ème partie
- 4ème partie
- 5ème partie
- 6ème partie

                                                 


Sources : Présentation de la chronique et mise en Français moderne : "La vraie Jeanne d'Arc - t.III : La libératrice" - J.-B.-J. Ayroles - 1897, p.296 et suivantes.
Texte original : Jules Quicherat - t.V, p.285 et suiv.


* le texte original est d'un trait et n'est pas séparé en chapitres.

Notes :
1 Extrait analytique des registres des consaux de Tournay, t. I, p 48.



Les chroniques

Index


Les chroniqueurs "français" :
- la geste des nobles français
- la chronique de la Pucelle
- le journal du siège d'Orléans
- la chronique de Jean Chartier
- la chronique de Perceval de Cagny
- la relation du greffier de La Rochelle
- la chronique de Tournay
- l'histoire de Charles VII de Thomas Basin
- la chronique du héraut d'armes Berri
- le registre delphinal de Thomassin
- la chronique de Richemont
- le miroir des femmes vertueuses
- la chronique fête du 8 mai
- l'abbréviateur du procès
- doyen de St-Thibaud de Metz

Les chroniqueurs "anglo-bourguignons" :
- La chronique de Monstrelet
- La chronique des Cordeliers de Paris
- Gilles de Roy
- Le Bourgeois de Paris
- La chronique de P. Cochon
- La chronique de Jean Wavrin
- La chronique de Chastellain
- Le registre du parlement de Paris
- Les mémoires de Lefèvre de Saint Rémi

Les chroniqueurs étrangers :
- la chronique de Windecke
- la chronique de Morosini
- les mémoires de Pie II



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