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19 juin 2019  

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La chronique de Tournay - index

ournay, la première capitale de Clovis, fut durant de longs siècles une ville des plus fidèles au sentiment français. Elle l'était en particulier au temps de Jeanne d'Arc. La Libératrice écrivit plusieurs fois à Tournay, et, durant sa prison, — on le verra ailleurs, — elle fit appel à la générosité de ses habitants, et les pria, non vainement, de venir en aide à sa détresse. Les habitants avaient d'autant plus de mérite de rester fidèles à la cause française que leur évêque, Jean de Thoisy, était un des tenants les plus décidés de la cause bourguignonne, et résidait auprès du duc Philippe, en qualité de chancelier.
  Tout ce qui concernait le parti français était l'objet d'un intérêt à part dans une ville qui consentait à s'isoler de toutes les autres, pour s'attacher à un prince avec lequel elle ne pouvait correspondre qu'à travers cent lieues de pays ennemi. L'attachement au roi de France grandissait de tous les sacrifices faits par la population pour acheter du duc de Bourgogne une paix payée fort cher et troublée par ses partisans.

  Tournay avait son chroniqueur officiel. Cela résulte de la résolution suivante prise le 7 janvier 1399, et ainsi rapportée par M. Vandenbroeck : « Les chefs des consaux sont chargés d'aviser comment les chroniques de la ville seront mises et escriptes en autres fournies qu'elles ne sont, par Frère Mathieu du Val, en lui faisant satisfaction raisonnable (1) ». Le Frère du Val a-t-il repris les Chroniques à partir de la guerre des Flandres en 1204, et les a-t-il conduites jusques en 1455 ? Il aurait dû tenir longtemps la plume, car c'est la durée de la Chronique dont un extrait va être donné. Le manuscrit se trouve à la Bibliothèque royale de Bruxelles, n° 19 684. Il fut imprimé dans le troisième volume des Chroniques de Flandres, par le chanoine de Smet, pénitencier de la cathédrale de Saint-Bavon à Gand, sous la direction de la Commission royale de l'Histoire de Belgique.
  Les Chroniques belges publiées par cette Société comprennent près de cent volumes, in-quarto, fort épais. Le chanoine de Smet éditait celle de Tournay en 1856. Les pages qui ont trait à notre héroïne ont été assez peu connues en France, ainsi que les autres Chroniques du vaste recueil, que l'on verra plus loin.

  Quicherat, à l'affût de tout ce qui regarde Jeanne d'Arc, n'en parla, à ma connaissance, qu'en 1882 dans la Revue historique. L'éditeur du Double Procès trouve que les pages de la Chronique de Tournay sont d'une remarquable exactitude, jugement que l'éditeur belge étend à tout le règne de Philippe le Bon. Elles renferment cependant une grosse erreur, comme on le verra, sur le lieu d'origine de la Pucelle, et sur sa condition de servante. Il y a disproportion dans l'histoire de l'héroïne. Convenablement étendue jusqu'à la délivrance d'Orléans, elle court ensuite sur tout le reste. On trouve dans la première partie le jugement porté, par les examinateurs de Jeanne, mieux exposé que dans les résumés que l'on en donne ailleurs, ainsi que la lettre aux Anglais, avec quelques variantes; ce qui prouve la large diffusion de ces deux pièces, qui promulgaient les lettres de créance de l'envoyée du Ciel et l'objet de sa mission. Le jour du départ de Blois, l'étendue du convoi, la déception de la Pucelle sur la rive gauche de la Loire, la réception que lui fit le roi après la retraite des Anglais, y sont exposés avec certains détails omis dans toutes, ou presque toutes les autres Chroniques. La partie plus brève renferme des assertions de toute gravité, telles que la facilité avec laquelle Charles VII, en obéissant à la Pucelle, aurait pu conquérir tout son royaume, la résolution avec laquelle après le sacre Jeanne se porta sur Paris, la trahison qui fit échouer son attaque, l'amertume de son âme en voyant sa mission entravée par ceux qui devaient en bénéficier.
  La Chronique se termine par une accusation dont la gravité surpasse toutes les autres, puisque, d'après elle, certains seigneurs de la cour de Charles VII auraient été d'accord avec les Anglais pour faire mourir l'envoyée du Ciel.

*  Le texte original, d'un seul tenant, est découpé en chapitres pour en faciliter la lecture.

   

Chapitres :

- La Pucelle jusqu'au départ pour Orléans
- Délivrance d'Orléans
- La suite de l'histoire de la Pucelle sommairement indiquée

                                                 


Source : "La vraie Jeanne d'Arc - t.III : La libératrice" - J.-B.-J. Ayroles - 1897.

Notes :
1 Extrait analytique des registres des consaux de Tournay, t. I, p 48.




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Index


Les chroniqueurs "français" :
- la geste des nobles français
- la chronique de la Pucelle
- le journal du siège d'Orléans
- la chronique de Jean Chartier
- la chronique de Perceval de Cagny
- la relation du greffier de La Rochelle
- la chronique de Tournay
- l'histoire de Charles VII de Thomas Basin
- la chronique du héraut d'armes Berri
- le registre delphinal de Thomassin
- la chronique de Richemont
- le miroir des femmes vertueuses
- la chronique fête du 8 mai
- l'abbréviateur du procès
- doyen de St-Thibaud de Metz

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- La chronique de Monstrelet
- La chronique des Cordeliers de Paris
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- Le Bourgeois de Paris
- La chronique de P. Cochon
- La chronique de Jean Wavrin
- La chronique de Chastellain
- Le registre du parlement de Paris
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