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06 décembre 2019  

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Jean Nider (1) - Traité de Maleficiis

ean Nider, ou Nieder, fut un des personnages ecclésiastiques les plus renommés de la première partie du xv° siècle. Né, dans les vingt ou trente dernières années du siècle précédent, au diocèse de Coire en Suisse, d'autres disent en Alsace, il entra fort jeune dans l'ordre de Saint-Dominique, et y reçut une solide formation religieuse et scientifique qui le rendit apte aux plus hautes fonctions de son ordre. Il fut, en effet professeur de théologie et d'Écriture sainte à l'Université de Vienne, prédicateur réputé l'un des meilleurs de son temps, inquisiteur, supérieur de plusieurs couvents de Frères Prêcheurs, assista au concile de Constance et à l'assemblée de Bâle, et composa plusieurs écrits, dont le plus fameux fut le Malleus Maleficarum, Marteau des Sorcières. Le cinquième livre de cet ouvrage a pour titre Formicarium. Nider tire de l'exemple des fourmis des leçons pour la conduite à tenir vis-à-vis des hérétiques, et surtout des sorciers, dont il rapproche les néfastes influences Jean Nider, ou Nieder, fut un des personnages ecclésiastiques les plus renommés de la première partie du XV ° siècle. Né, dans les vingt ou trente dernières années du siècle précédent, au diocèse de Coire en Suisse, d'autres disent en Alsace, il entra fort jeune dans l'ordre de Saint-Dominique, et y reçut une solide formation religieuse et scientifique qui le rendit apte aux plus hautes fonctions de son ordre. Il fut, en effet professeur de théologie et d'Écriture sainte à l'Université de Vienne, prédicateur réputé l'un des meilleurs de son temps, inquisiteur, supérieur de plusieurs couvents de Frères Prêcheurs, assista au concile de Constance et à l'assemblée de Bâle, et composa plusieurs écrits, dont le plus fameux fut le Malleus Maleficarum, Marteau des Sorcières *. Le cinquième livre de cet ouvrage a pour titre Formicarium. Nider tire de l'exemple des fourmis des leçons pour la conduite à tenir vis-à-vis des hérétiques, et surtout des sorciers, dont il rapproche les néfastes influences des propriétés de ces animalcules. Le Formicarium a été détaché du Malleus et édité à part.   Nider a adopté la forme du dialogue entre un disciple auquel il donne le nom peu honorable de Piger, et un théologien.
    C'est dans le Formicarium, au chapitre VIII, qu'il parle de Jeanne la Pucelle ; non seulement de la vraie Pucelle, mais aussi de la fausse Jeanne d'Arc, et de la martyre qui rendit témoignage à la vraie, en montant sur le bûcher avant elle et pour elle, de Pierronne de Bretagne. A ces titres, le passage va être reproduit tout entier.



    « Piger. — Y a-t-il de notre temps des hommes de bien qui, à votre avis, aient été trompés par des magiciennes et des sorcières?
    « Le Théologien. — Je suspends mon jugement sur les faits que je vais raconter ; mais je dirai ce que rapporte la voix publique et est de notoriété. Je cite aujourd'hui un professeur de théologie, mon insigne frère, Henri Kaltyser, inquisiteur de la perversité hérétique. Il remplissait l'an dernier son office d'inquisiteur à Cologne, ainsi qu'il me l'a raconté. Il sut que dans les environs il y avait une jeune fille qui, en tout temps, se donnait les allures d'un homme; elle marchait armée, avait des vêtements flottants, comme un des soldats soudoyés par les nobles ; elle se livrait à la danse avec des hommes, festinait et buvait, plus que ne le comporte le sexe féminin, qu'elle avouait être le sien.
  « Le siège épiscopal de Trèves, comme, hélas! encore aujourd'hui, était alors, à la grande douleur des habitants, disputé par deux contendants ; cette jeune fille se vantait de pouvoir et de vouloir introniser l'un des deux, ainsi que la vierge Jeanne, dont je vais parler, avait fait pour Charles roi des Francs, qu'elle avait raffermi dans son royaume. Bien plus, elle affirmait n'être autre que cette même Jeanne elle-même, que Dieu avait ressuscitée. Un jour donc étant venue à Cologne avec le jeune comte de Wertemberg, qui la protégeait et la favorisait, elle accomplissait en présence des nobles plusieurs choses extraordinaires qui semblaient relever de la magie. L'inquisiteur lui envoya une citation et lui intima publiquement l'ordre d'avoir à se soumettre à un sérieux examen. On racontait qu'elle avait, en présence de tous, déchiré une grande nappe, et qu'elle l'avait, sous les yeux de tous, remise soudainement dans son état premier, qu'elle brisait le verre en le jetant contre le mur, et qu'en un instant elle le rendait à sa primitive intégrité; elle faisait d'autres choses vaines du même genre. La malheureuse refusa d'obéir au commandement de l'Eglise, le comte susdit empêcha qu'elle ne fût saisie, et la fit secrètement évader de Cologne. Mais si elle échappa aux mains de l'inquisiteur, elle n'évita pas le lien de l'excommunication.
  « Sous le coup de pareille sentence, elle sortit de l'Allemagne et entra en France. Un chevalier, pour la soustraire aux peines et au glaive de l'Église, la prit en mariage. Ensuite, un prêtre, je me trompe, un vil séducteur, parvint à se rattacher. Fuyant secrètement avec lui, elle vint à Metz, où vivant avec lui dans un état de concubinage, elle montra à tous d'une manière bien patente l'esprit qui la conduisait.
  « Il y a moins de dix ans, on vit en France une jeune fille, appelée Jeanne, que j'ai déjà nommée. Elle était, à ce que l'on croyait, remarquable
par son esprit de prophétie et par sa puissance miraculeuse. Elle portait constamment le vêtement d'homme. Les doctes épuisèrent inutilement leurs exhortations pour le lui faire laisser, et ramener à prendre ceux de son sexe, alors surtout qu'elle disait hautement être vierge et femme.
  « En signe des victoires que je dois remporter, disait-elle, et pour que je prophétise par la parole et par le costume, Dieu m'a envoyée avec un habit d'homme, secourir le vrai roi de France Charles, et raffermir dans la possession de son royaume, d'où cherchent à l'expulser le roi d'Angleterre et le duc de Bourgogne. » Alors, en effet, ces deux princes alliés opprimaient très lourdement la France devenue un champ de carnages et de batailles.
  « Jeanne marchait toujours à coté de son Seigneur comme l'aurait fait un chevalier. Elle prédisait bien des événements à venir et des événements heureux; elle eut sa part dans quelques victoires; et elle accomplissait de telles merveilles que ce n'était pas seulement la France, c'étaient tous les royaumes de la catholicité qui en étaient dans l'ébahissement.
  « Elle en vint à tel excès de présomption que, même avant d'avoir reconquis entièrement la France, elle menaçait par lettres les Bohémiens, parmi lesquels pullulaient alors les hérétiques.
  « Séculiers et ecclésiastiques, réguliers et moines se demandaient quel esprit la conduisait, si c'était l'esprit du démon ou l'esprit de Dieu. Des hommes du plus haut savoir écrivirent à son sujet des traités, où ilsémettaient sur la Vierge des sentiments non seulement différents, mais contraires.
  « Après avoir été, durant quelques années, d'un grand secours au roi Charles, et l'avoir consolidé sur son trône, par disposition divine, ainsi qu'on le croit, elle fut prise par les guerriers anglais et jetée en prison.
  « On fit venir et on convoqua en très grand nombre des maîtres en droit divin et humain, et elle fut soumise à de longs interrogatoires. J'ai appris de Nicolas Lamy, licencié en théologie, député de l'Université de Paris (à l'assemblée de Bâle), qu'elle avait fini par avouer vivre dans la familiarité d'un Ange de Dieu. Des hommes du plus éminent savoir jugèrent, d'après plusieurs indices et plusieurs preuves, que cet Ange était l'esprit du mal. Il en avait fait comme une magicienne. Les juges permirent à la justice séculière de la livrer aux flammes, ainsi que le roi d'Angleterre l'a fait savoir à notre empereur Sigismond, dans un écrit détaillé où il donne la suite de cette histoire.
  « A la même époque, parurent dans les environs de Paris, deux femmes disant hautement être envoyées par Dieu, pour venir en aide à Jeanne la Pucelle. Ainsi que me l'a exposé de vive voix ledit maître Nicolas, elles furent comme magiciennes et sorcières appréhendées par l'inquisiteur de la foi. Examinées par plusieurs docteurs en théologie, il fut établi que leurs extravagances étaient l'effet des tromperies du malin esprit.
  « L'une d'elles se reconnaissant séduite par l'ange de Satan, se repentit sur les représentations des maîtres de ses erreurs passées, et les abjura comme c'était son devoir. L'autre, persistant dans son opiniâtreté, périt dans les flammes.
  « Piger. — Je ne puis assez m'étonner comment le sexe faible peut en venir à de tels excès de présomption.
« Le Théologien, — Les simples qui te ressemblent en sont surpris; mais aux yeux des sages, semblables excès ne sont pas étonnants. Dans la nature il y a trois classes d'êtres qui, s'ils sortent des limites ordinaires, soit en bien, soit en mal, atteignent le sommet de la bonté
ou de la perversité ; ce sont la langue, l'homme d'Église et la femme. Régies par le bon esprit, c'est l'excellent; régies par le mauvais, rien n'est pire. » (1)

                                                         

Présentation et texte en latin par Quicherat dans son vol. IV :

  Jean Nider, Alsacien, docteur en théologie de l'université de Vienne, fut prieur des dominicains de Nuremberg, puis de Bâle. L'année même où il fut appelé dans cette ville, le fameux concile s'ouvrit, et il y assista. Vers 1439 il eut l'honneur de lire devant l'assemblée un traité de discipline ayant le titre bizarre de Formicaire, Formicarium, qu'il avait composé pour diriger les religieux de son ordre dans la confession et dans la recherche de l'hérésie.
  La Pucelle est mentionnée dans cet ouvrage avec assez peu de faveur : ce qui n'est pas surprenant, vu les autorités d'après lesquelles Jean Nider parle d'elle. Il allègue en effet la circulaire envoyée par le gouvernement anglais à l'empereur Sigismond, et le témoignage oral de Nicole Lami, ambassadeur de l'université de Paris au concile. Ce Nicole Lami, humaniste et théologien distingué, ne figure pas au procès de Jeanne ; mais il avait été recteur de l'Université à la fin de 1429, preuve suffisante de son animosité contre Charles VII et ses adhérents. Enfin notre docteur alsacien lui-même se trouvait dans une disposition d'esprit assez mauvaise pour aborder le chapitre de Jeanne d'Arc, car il était rigide inquisiteur et avait fait brûler quantité de sorcières, muliercularum quas maleficas vulgus appellat acerrimus investigator, dit l'abbé Trithème.
  Le Formicarium a été publié plusieurs fois et notamment à Douai en 1602 (in-12). C'est de cette édition qu'est tiré l'extrait suivant, qui s'y trouve au chapitre VIII du cinquième livre.


  Fuit praeterea, infra decem annorum spatia, noviter in Francia quædam, de qua præmisi, virgo, Johanna nomine, tam prophetico spiritu, quam miraculorum potestate, ut putabatur, clarens. Hæc enim veste virili semper utebatur nec ullis doctorum quorumcumque persuasionibus emolliri potuit ut tales deponeret vestes, fœmineis contenta, præsertim cum se palam virginem et foeminam esse protestaretur.
  « Sub hoc, inquit, habitu virili, in signum futuræ victoriae, ut verbo prædicem et habitu, a Deo miss a sum juvare verum Francorum regem Carolum et in suo firmare regno, a quo eum fugare nituntur rex Angliæ et dux Burgundiæ. » Pro tunc enim hi juncti mutuo cædibus et armis Franciam premebant gravissime.
  Igitur cum suo domino Johanna continue velut miles equitabat, futura et fausta multa prædicebat, victoriis bellicis quibusdam intererat et alia mira talia perpetrabat, de quibus nedum Francia, sed omnia christianorum regna stupebant. Ad tantam denique præsumptionem venit Johanna ut, nondum adepta Francia, jam Bohemis, ubi hæreticorum multitudo tunc fuit, minas intentaret per litteras. Dubitabant exinde sæculares et ecclesiastici, regulares et monastici quo spiritu regeretur, diabolico an divino. Scripserunt proinde quidam viri litteratissimi tractatus ejus ex parte, in quibus, non modo diversa, sed etiam adversa de Virgine senserunt. Postquam autem regem Carolum in multis juvisset et firmasset regno, annis quibusdam, demum nutu, ut creditur, divino, per Anglicorum armatam capta est et incarcerata. Accersitis autem et vocatis in magna multitudine magistris, tam divini, quam humani juris, multis diebus examinata est. Et prout a magistro Nicolao Amici, licentiato in theologia audivi, qui ambasiator fuit universitatis parisiensis, tandem ipsa fassa est se habere familiarem Dei angelum, qui judicio litteratissimorum virorum judicatus est esse malignus spiritus ex multis conjecturis et probationibus. Per quem spiritum velut magam effectam, ipsam ignibus per publicam justitiam consumi permiserunt, et prout de hac historia rex Angliæ nostro imperatori Sigismundo satis la te scripto tenus historiam innotuit.
  Eodem tempore duæ foeminæ prope Parisius surrexerunt, se publice dicentes missas a Deo ut virgini Johannæ essent in subsidium ; et quemadmodum a prædicto magistro Nicolao vivæ vocis organo audivi, obinde velut magæ vel maleficæ per inquisitorem Franciæ captæ sunt, et per plures sacræ theologiæ doctores examinatæ, tandem repertæ sunt maligni spiritus deliramentis deceptæ. Unde, quum una ex eisdem foeminis se per angelum Satanæ seductam conspiceret, ex magistrorum informatione a coeptis resipuit, et errorem, prout debuit, statim revocavit. Alia vero in pertinacia permanens, ignibus consumpta est.

                                                 


 

Source : Présentation et traduction : J.B.J Ayroles "La vraie Jeanne d'Arc - t.IV".
Texte latin : Quicherat, t.IV, p.502 et suiv.

Notes :
* NDLR : Le Malleus Maleficarum (Marteau des sorcières), est un traité des dominicains allemands Henri Institoris (Heinrich Kramer) et Jacques Sprenger (Jacob Sprenger), publié à Strasbourg en 1486 ou 1487.

1 Note de J.B.J. Ayroles : Cette page de Nider donne lieu à d'importantes remarques :

- 1° Nous voyons à quelles sources empoisonnées le célèbre dominicain avait puisé ses informations. D'une part, c'est Nicolas Lamy, un des grands personnages de la corporation qui fut l'implacable ennemi de la céleste envoyée, de l'Université de Paris. Si Lamy ne fut pas présent à Rouen, il fut à Bâle le collègue actif des Erard, des Beaupère, des Courcelles, ces grands acteurs du drame sacrilège de Rouen et de Bâle ; d'une autre part, Nider puise dans la lettre empestée que la cour d'Angleterre avait envoyée à l'Empereur et à tous les rois, ducs, etc., de la chrétienté entière. Impossible de rien trouver de plus déterminé contre la victime de la place du Vieux-Marché.
Cependant le Théologien est loin d'être convaincu. Il dit, en effet, qu'il suspend son jugement sur les faits qu'il va raconter. Il est de toute évidence qu'il ne le suspend pas sur la des Armoises, ou la fausse Jeanne d'Arc. A ses yeux elle est, — ce qu'elle était vraiment — une indigne scélérate. Son doute ne porte donc que sur la Vénérable, et sur celle qui la crut inspirée au point de monter sur le bûcher en témoignage de sa foi.

- 2° Le récit du religieux nous apprend de précieux détails sur l'idée que l'on se formait de la Vénérable dans l'Allemagne et la chrétienté entière. Elle était regardée comme une Vierge, remarquable tant par l'esprit de prophétie que par le don des miracles. Les merveilles qu'elle
accomplissait étaient telles qu'elles jetaient dans la stupéfaction non pas seulement la France, mais encore tous les royaumes de la chrétienté. Virgo... tam prophetico spiritu quam miraculorum potestate, ut putabatur, clarens... mira talia perpetrabat, de quibus nedum Francia, sed omnia christianorum regna stupebant.

- 3° La Pucelle portait l'habit viril, in signum victoriæ, ut verbo prædicem et habitu... Encore qu'il y eût un autre motif, celui-là existait; il a été allégué par Jeanne au cours du procès.

- 4° Nider fait dire à Jeanne : « Je suis envoyée par Dieu pour aider le vrai roi de France Charles et raffermir dans son royaume », et il confesse qu'il en a été ainsi, par cette transition à sa captivité : Postquam regem Carolum in multis juvisset et firmasset regno. Il dit qu'elle fut prise, ut creditur, nutu divino, ce qui est vrai, mais dans un sens différent de
celui du théologien. Les Saintes disaient à leur disciple : Il faut que tu sois prise.

- 5° L'authenticité de la lettre aux Hussites reçoit une confirmation de ce passage du dominicain. Encore qu'il affirme que l'on composa des traités tant pour que contre la milieu divine, nous ne possédons en dehors du procès de condamnation que des traités pour ; car l'on ne peut pas donner le nom de traité aux assertions gratuites et en opposition avec les faits que la haine a laissées tomber de la plume des auteurs anglo-bourguignons.

- 6° Même avant son martyre, Jeanne, comme le Sauveur, a eu son témoin, et son témoin jusqu'au bûcher. Nider, qui, avec Chuffart, est le seul qui nous parle de Pierronne de Bretagne, ne donne pour motif de son supplice que le témoignage qu'elle rendait à Jeanne. Il était cependant à bonne source pour savoir la vraie raison de la condamnation, puisqu'il l'a apprise de la bouche même de l'un des juges. Pierronne de Bretagne mériterait une étude sérieuse, basée sur des documents ; mieux vaut cependant se contenter de ce que nous en disent Nider et Chuffart que d'échafauder, comme on l'a fait, des romans sur ce nom défiguré. Le roman, la fantaisie, le conte, voilà les vrais fléaux de la céleste histoire. C'est vouloir barbouiller le poème réel créé par l'infinie sagesse. Fallait-il que l'Université de Paris fût animée d'une vraie rage contre la Pucelle pour condamner au feu celle qui soutenait avec la catholicité qu'elle était divinement envoyée, alors même que la cause n'avait été examinée que par un tribunal favorable, celui de Poitiers. Que pouvait attendre la captive, lorsque neuf mois avant le supplice les abominables docteurs se montraient si barbares ! Anathème à leur mémoire !




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