Procès
de condamnation
Actes
postérieurs |
Les
témoignages versés au dossier par l'évêque
Cauchon dans ces actes postérieurs sont juridiquement sans
valeur. En effet, les trois notaires de la cause : Manchon, Boisguillaume
et Taquel ont refusé de les signer comme ils le diront au
procès de réhabilitation (1).
Pour le reste, le forfait commis, leurs auteurs en ont
donné toute la publicité possible par des lettres
envoyées à travers l'Europe.
Témoignages après la
mort de Jeanne - jeudi 7 juin 1431
Lettre d'Henri VI aux princes
de la Chrétienté
Lettre écrite aux prélats,
nobles et villes du royaume de France
Rétractation et sentence
d'un religieux qui avait mal parlé des juges
Copie des lettres de l'Université
de Paris envoyée au pape, etc...
Pour le collège des Cardinaux.
Sources
: "Condamnation
de Jeanne d'Arc" de Pierre Champion (1921), "Procès
de Jeanne d'Arc" - E.O'Reilly (1868), "La minute française
des interrogatoires de La Pucelle" - P.Doncoeur (1952)
Notes :
1 Pour nous, elles sont également sans valeur moralement.
Jules Quicherat leur a malheureusement, en laissant planer un doute
sur la validité de ces témoignages, attribuer beaucoup
trop d'importance et de valeur (notamment pour la raison qu'ils
étaient écrits de la même main que le reste
du procès).
Comme il s'agit de la main des notaires (Boisguillaume ou Manchon),
cela au contraire valide la nullité de ces témoignages.
Manchon et Boisguillaume étaient honnêtes mais pas
héroïques. Pour qu'ils refusent à Cauchon de
signer c'est vraiment parce qu'ils ont refusé de commetre
un faux en écriture. Par contre pour Cauchon, aucune forfaiture
ne le rebutait !
2 Il est bon aussi de parler des lettres de "garantie" que se firent octroyer les juges par le
roi d'Angleterre.
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