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13 décembre 2019  

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Jeanne est-elle allée en mai 1428 à Vaucouleurs ?

ous les historiens les plus connus de Jeanne d'Arc (Wallon, Dunand, Sépet, Pernoud, Ayroles, de Liocourt etc.) ont considéré comme un fait acquis que la 1ère rencontre entre Jeanne et Baudricourt s'est déroulée en mai 1428.

  Or cette date ne repose que sur le seul témoignage de Bertrand de Poulengy au procès de réhabilitation :

Bertrand de Poulengy :
"... requis déclara par serment que Jeanne la Pucelle vint à Vaucouleurs, vers l'Ascension du Seigneur (1), lui semble-t-il, et il la vit alors parler à Robert de Baudricourt, le capitaine de la ville ; elle disait être venue vers Robert de la part de son Seigneur, pour qu'il mandât au dauphin de tenir bon et de ne pas engager bataille contre ses ennemis, car son Seigneur lui apporterait un secours avant la mi-carême. Cette Jeanne disait en effet que le royaume n'appartenait pas au dauphin, mais à son Seigneur ; ce dernier cependant voulait que le dauphin devint roi et tint le royaume en commande ; elle ajoutait que, malgré ses ennemis, le dauphin deviendrait roi et qu'elle le conduirait pour le faire sacrer. Lequel Robert lui ayant demandé quel était son Seigneur, elle répondit : « Le roi du ciel. » Cela fait, elle retourna à la maison de son père avec un de ses oncles, nommé Durand Laxart de Burey-le-Petit. Ensuite, vers le début du carême, Jeanne revint à Vaucouleurs, cherchant une compagnie pour aller vers le seigneur dauphin...".

  Le premier, à ma connaissance, à avoir mis en doute la date de cette 1ère rencontre est Jacques Cordier dans son livre "Jeanne d'Arc, sa personnalité, son rôle" de 1948. Je suis très loin d'être d'accord avec tout ce que j'ai lu chez lui mais sur ce point, il est très intéressant.

                             

Jacques Cordier :
  "Il faut d'abord éclaircir le point de savoir si, comme l'admettent beaucoup d'auteurs, Jeanne quitta une première fois Domremy vers la mi-mai 1428 pour se rendre à Vaucouleurs auprès de Baudricourt, et devant le refus de ce dernier de l'envoyer immédiatement à Chinon, revint chez ses parents, pour ne repartir une seconde fois à Vaucouleurs qu'au début de 1429. Autrement dit, avant de quitter définitivement Domremy, Jeanne fit-elle sept mois auparavant, ce que l'on pourrait appeler un faux départ ? Le fait présente assez d'importance du point de vue psychologique, pour mériter un examen attentif.
Les écrivains, qui affirment la réalité de ce premier déplacement infructueux de Domremy à Vaucouleurs, se basent exclusivement sur la déposition de Bertrand de Poulengy qui dit à ce sujet : « La Pucelle vint à Vaucouleurs vers l'Ascension du Seigneur (14 mai 1428), comme il lui semble, et alors il la vit parler avec Robert de Baudricourt capitaine de cette ville. Elle disait qu'elle venait vers Robert de la part de son Seigneur afin qu'il dise au dauphin de se bien tenir, et de ne pas livrer la guerre à ses ennemis, parce que son Seigneur lui apporterait du secours vers le milieu du carême... lequel Robert lui demanda qui était son Seigneur, et elle répondit « Le roi du Ciel ». Et ceci fait elle repartit vers la maison de son père avec son oncle, Durand Laxart précité de Burey-le-Petit. Et ensuite vers le commencement du carême (c.-à-d.: vers le 13 février 1429) Jeanne revint audit Vaucouleurs, cherchant des compagnons pour aller vers le seigneur dauphin; et voyant cela, le témoin lui-même et Jean de Metz proposèrent ensemble de la conduire au roi, alors dauphin; et ensuite Jeanne alla en pélerinage à St-Nicolas et se rendit auprès du duc de Lorraine qui voulait la voir avec un sauf-conduit ; et Jeanne revenue à Vaucouleurs dans la maison d'Henry Le Royer, lui-même Bertrand... et Jean de Metz... avec l'aide d'autres habitants de Vaucouleurs... lui firent faire une tunique et des vêtements d'homme... et prirent leur chemin pour aller vers le dauphin (Procès, II, 456).
Or, cette déposition isolée de Poulengy appelle les observations suivantes :
  1° — Elle contient des erreurs et des contradictions qui altèrent gravement sa sécurité. Tout d'abord il s'attribue, ainsi qu'à Jean de Metz, un rôle personnel d'initiative dans l'organisation du départ de Jeanne, alors que celui-ci dépendait uniquement de la décision de Baudricourt. Ensuite, nous savons par Laxart et Henriette Le Royer, que Jeanne séjourna respectivement six semaines à Burey-le-Petit, et trois semaines à Vaucouleurs. Dès lors, en fixant la seconde venue de Jeanne dans cette dernière localité au 13 février seulement, il a l'air d'ignorer ses allées et venues durant la période de décembre à février, bien qu'il ait dit auparavant que « depuis son départ de la maison paternelle il vit Jeanne bien souvent à Vaucouleurs et à la guerre ». Par ailleurs, il place la visite au duc de Lorraine après le 13 février, tandis que Jean de Metz (Procès, II, 437) la signale avant cette date : il confond par suite visiblement le moment du retour de Jeanne à Vaucouleurs, ensuite du voyage à Nancy, avec celle de son arrivée chez les époux Le Royer, après le départ de Burey-le-Petit, qui eut lieu dans les derniers jours de janvier.
Enfin, Jeanne n'aurait pas pu, ainsi qu'il le déclare, dire vers le 14 mai 1428 à Beaudricourt « qu'il mande au dauphin... de ne pas encore faire la guerre à ses ennemis (c.à.d.: aux Anglais), parce que son Seigneur lui apporterait secours vers la mi-carême ». Autant, en effet, une prédiction de ce genre peut se comprendre, au regard de son psychisme, tout à la fin de 1428, c'est-à-dire à une échéance de quelques semaines, et à un moment où l'on pouvait prévoir la reprise prochaine des opérations militaires devant Orléans, suspendues comme on l'a vu en raison de l'hiver; autant elle apparaît invraisemblable, dix mois à l'avance, avant le début de l'été, quand on ne pouvait savoir ce qui se passerait au cours de celui-ci. Davantage, à cette date du 14 mai 1428, la trêve franco-anglaise de quatre ans signée le 28 septembre 1424 était encore en cours. Si comme toutes les trêves de ce temps elle n'était pas strictement respectée par chacune des parties, et si, par exemple, Guillaume de Flavy, bien que secondé par René de Bar, dut abandonner Beaumont-en-Argonne à Jean de Luxembourg, le 28 mai 1428 (Champion, G. de Flavy, pp. 14 sqq.) les Anglais — que Jeanne nomme les « ennemis » — ne recommencèrent ouvertement les hostilités qu'au début d'août, lorsque Salisbury quitta Paris pour aller, sans hâte, mettre le siège devant Orléans.

  2° — Elle est infirmée implicitement par les dépositions de tous les autres témoins dont aucun ne fait allusion à ces deux prétendus départs successifs. Le plus autorisé est Laxart, qui déclare simplement « qu'il alla lui-même chercher Jeanne à la maison de son père pour la conduire dans la sienne... Et elle (lui) dit qu'elle irait dire à Robert de Baudricourt, qu'il la fasse conduire au lieu où était le seigneur dauphin. Lequel Robert dit plusieurs fois au témoin qu'il la reconduise chez son père, et lui donne des gifles. Et lorsque ladite Pucelle vit que Robert ne voulait pas la faire conduire au lieu où était le dauphin, elle prit les vêtements du témoin, et dit qu'elle voulait s'en aller » (Procès, II, 444). Il est plus que probable que si Laxart avait été chercher Jeanne à Domremy, à deux reprises et à huit mois d'intervalle, il s'en serait souvenu et l'aurait expliqué. Et, en fait, il dit que Jeanne resta six semaines chez lui, sans parler d'une interruption quelconque, alors que de son côté Henriette Le Royer précise qu'elle demeura dans sa maison trois semaines « en plusieurs fois ».
Quant aux autres témoins, une dizaine d'habitants de Domremy (Procès, II, 387, 409, 412, 414, 417, 419, 421, 426, 429, 434), ils parlent tous du départ de Jeanne comme d'un geste définitif, qui les surprit, et par conséquent n'avait été précédé d'aucune tentative antérieure. Trois d'entre eux précisent même que pour obtenir l'agrément de son père, elle lui fit dire par Laxart que celui-ci l'emmenait pour soigner sa femme en gésine: subterfuge qui, évidemment, ne put être utilisé qu'une seule fois.
Sur ce dernier point, on sait que Jeanne déclara qu'elle avait dissimulé à ses parents la véritable raison de son voyage à Burey-le-Petit, parce qu'elle redoutait d'en être empêchée par eux, son père ayant dit, à la suite d'un rêve, qu'il la noye plutôt que de la laisser partir avec des hommes d'armes. Il est donc très difficile de concevoir :
1° — Qu'elle soit rentrée chez ses parents après le premier refus de Baudricourt;
2° — Que la nouvelle de cette démarche infructueuse, si elle avait eu lieu en mai 1428, ne se soit pas répandue jusqu'à Domremy;
3° — Que Jeanne ait pu dès lors tromper si facilement son père une seconde fois.

   — Les propres déclarations de Jeanne, non seulement ne font aucune allusion à deux départs à long intervalle, mais contredisent formellement cette hypothèse.
Elle répond en effet à ses juges le 22 février 1431 (Champion, II, 34) « Cette voix lui disait... qu'elle apprît à se bien gouverner et à fréquenter l'église... et deux ou trois fois la semaine, qu'il fallait qu'elle partît et vînt en France... et la voix lui disait encore qu'elle lèverait le siège mis devant Orléans. Dit en outre que la voix lui avait dit qu'elle irait vers Robert de Baudricourt dans la ville de Vaucouleurs, dont il était capitaine, et qu'il lui baillerait des gens pour aller avec elle... Dit aussi qu'elle alla vers un sien oncle à qui elle dit qu'elle voulait de-  meurer chez lui pendant quelque temps, et y demeura huit jours environ. Et elle dit à son oncle qu'il fallait qu'elle allât à Vaucouleurs, et son oncle l'y conduisit alors... et dit à Robert qu'il fallait qu'elle vînt en France. Ledit Robert reconduisit par deux fois et la repoussa; la troisième fois il la reçut et lui bailla gens ». Il est donc parfaitement clair que Jeanne ne se rendit à Vaucouleurs qu'après que ses voix lui eussent dit « qu'elle lèverait le siège mis devant Orléans ». Or, comme ce dernier commença seulement le 12 octobre 1428, il est tout à fait impossible qu'elle ait pu en parler le 14 mai précédent.
Ajoutons que l'enthousiasme, la ténacité, voire même l'entêtement de Jeanne ne permettent pas d'envisager qu'après avoir décidé d'aller trouver Charles VII à Chinon, fût-ce « sur ses genoux », elle soit demeurée dans l'attente pendant sept à huit mois. Une rémission aussi longue dans l'exécution de son dessein serait incompatible avec son caractère de « grande active ».
Il est donc certain que la prétendue visite de Jeanne à Baudricourt en mai 1428 résulte d'une erreur du greffier de la Réhabilitation, qui, on ne doit pas l'oublier, traduisait en latin les dépositions faites en français par les témoins. Qu'il ait par exemple compris « ascension » au lieu de « naissance » (ce qui correspondrait exactement à la date probable de la première visite à Baudricourt), ou que cette confusion procède d'une autre cause, on ne peut le savoir. Mais le fait reste que lorsque Jeanne quitta Domremy en décembre 1428, ce fut pour la première et dernière fois."

Un autre auteur, et pas des moindres, Pierre Tisset parle des réticences de Jacques Cordier et précise :

Pierre Tisset :
  "En 1948, Jacques Cordier (Jeanne d'Arc, p. 373-375) contesta « cette déposition isolée ». Les arguments qu'il opposa portent à la réflexion. Il est difficile d'admettre, en effet, que, dès l'Ascension (en 1428, le 13 mai), Jeanne ait pu parler de son action pour la mi-carême prochaine, terme alors très lointain. Ce terme de la mi-carême se retrouve aussi dans la déposition de Nouillonpont : il paraissait donc essentiel à Jeanne (cf. infra, p. 55, n. 3). Or, en mai 1428, le roi n'avait pas à prendre de dispositions tactiques pour la défense d'Orléans dont le siège ne commença qu'à l'automne, en octobre (sur la genèse des événements, cf. René-Adrien Meunier, Les rapports entre Charles VII et Jeanne d'Arc de 1429 à 1461, Poitiers, 1946, p. 162 et sq.).
Les deux suites de tractations avec Baudricourt cadrent mal par ailleurs avec l'attitude des parents de l'héroïne, leur surprise et leur désespoir quand elle partit, et aussi avec tout ce que disent les gens de Domremy de son départ qui, à suivre leurs déclarations aux enquêteurs de la Réhabilitation, n'étaient en aucune manière informés de ses intentions lorsqu'elle les quitta. Un témoin qui semble l'avoir beaucoup connue, un « bourguignon » cependant, Gérardin d'Épinal, déclare qu'au moment où elle voulut partir, elle lui lança cette boutade : « Ami, si vous n'étiez bourguignon, je vous dirais bien quelque chose. » « Moi, dit-il, je pensais que c'était pour un garçon qu'elle voulait épouser. » Ainsi était-il loin de songer à un départ. Elle pouvait cependant laisser échapper quelques allusions : Michel Lebuin de Domremy, cultivateur à Burey, rapporte en 1456 ce propos de Jeanne tenu à la Saint-Jean-Baptiste [24 juin 1428], soit un peu plus d'un mois après l'Ascension : « Il y a, lui avait-elle dit alors, une Pucelle entre Coussey et Vaucouleurs qui, avant une année, fera sacrer le roi de France. » Si elle s'était ouverte au capitaine de Vaucouleurs dès l'Ascension 1428 de ce que lui commandaient ses Voix, son dessein aurait transpiré, ne serait-ce que du fait de sa rencontre avec Baudricourt, entrevue qui était vraiment insolite et qui ne pouvait échapper à personne. Si vagues que puissent paraître les déclarations de Jeanne à ce sujet au cours de son procès, elles laissent une impression toute différente de ce que la chronologie de Poulengy implique : on imagine que les « pourparlers » avec Baudricourt se déroulèrent dans un terme plus court, en décembre ou janvier par exemple ; elle aurait avec opiniâtreté cherché à vaincre et finalement vaincu les résistances du capitaine, sans être revenue à Domremy. On observera que Jeanne ne fait aucune allusion à ce retour. C'est le libellé du promoteur (infra, p. 168), souvent inexact, qui fait allusion à sa « rentrée à la maison ». Jeanne ne fait allusion, le 12 mars, qu'à un départ pour Vaucouleurs (cf. infra, p. 115).
  Poulengy, qui rappelait des événements déjà anciens, ne se serait-il pas trompé ? Ou bien le greffier n'aurait-il pas commis une confusion ? N'aurait-il pas transcrit Ascensionem Domini pour Adventum Domini ?"

 


-  La minute des interrogatoires de Jeanne au procès de condamnation, séance du 22 février (ms d'Orléans) est très claire sur la chronologie des faits :

  "Interroguee quel enseignement celle voix luy disoit pour le salut de son ame :
Respondit qu'elle luy apprint a se bien gouverner; et luy disoit qu'elle debvoit frequenter l'eglise. Et apprez luy dist qu'il estoit neccessaire qu'elle venist en France ; et luy disoit deux ou troys foys la sepmaine qu'elle partist pour venir en France et que son pere ne sceust riens de son partement.
Avecques ce luy dist qu'il faloit qu'elle se hatast de venir et qu'elle leveroit le siege de devant Orleans ; et qu'elle allast a Robert de Baudricourt, capitaine de Vacoulleur, et que il luy bailleroit des gens pour la conduire.
A quoy elle respondit qu'elle estoit une paovre femme qui ne sçauroit chevaucher ne faire ne demener la guerre.
Et apprez ses (ces) parolles, elle s'en alla en la maison d'ung sien oncle ou elle demeura huit jours. Et que, apprez, son oncle la mena audit Robert de Baudricourt, lequel elle congneut bien, et si ne le avoit jamais veu. Et dit qu'elle le congneust par la voix qui luy avoit dist que c'estoit il.
Dit oultre que ledit de Baudricourt la refusa par deux foys.
A la tierce, la receut et luy bailla gens pour la mener en France, ainsy comme luy avoit dit la voix.
Dist ainsy que, quand elle partist de Vaucouleur, qu'elle print habit d'homme et print une espee que luy bailla ledit de Baudricourt, sans aultres armures. Et si dist qu'elle estoit accompaignee d'ung chevalier et de quattre aultres hommes ; et que ce jour s'en allerent coucher en la ville de Sainct Urbain, ou elle couscha en l'abbaye..."


  Cette chronologie, décrite par Jeanne elle-même, montre bien qu'elle reçoit de ses voix l'ordre pressant d'aller en France et qu'elle doit se hâter car elle lèvera le siège d'Orléans (qui pour rappel a débuté le 21 octobre), qu'elle se rend donc chez son cousin Laxart (qu'elle appelait son oncle), lequel après huit jours la conduit alors chez Baudricourt qu'elle reconnait avec l'aide de ses voix alors qu'elle ne l'a jamais vu ! Baudricourt la refuse deux fois puis la fait conduire à Chinon à la troisième.
  Ce témoignage de Jeanne exclut une première entrevue en mai car elle déclare n'avoir jamais vu Baudricourt à une époque où elle sait pourtant que le siège d'Orléans est en cours.



Source : - Pierre Duparc - Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc - T.III & IV.
- Jacques Cordier : "Jeanne d'Arc, sa personnalité, son rôle" (1948).
- Pierre Tisset - Procès de condamnation- t.II p.49.
- Du Fresne de Beaucourt - Histoire de Charles VII, t.II

Notes :
1 14 mai 1428.



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