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19 novembre 2018  

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La maison natale à Domrémy

e nom de Domrémy apparait pour la première fois dans une charte du milieu du XI° siècle. L'origine de ce nom provient bien sûr de saint Remy. Le titre Dominus était le titre employé pour désigner un saint.
Au procès de réhabilitation, le village est nommé en latin Dompnus Remigius, en français Domprémy. Admistrativement, il était divisé en deux parties. La partie nord comprenant l'église et la maison de Jeanne d'Arc était une dépendance du village de Greux. La partie sud, la plus importante, comptait le chateau de l'Isle (déjà en ruines dès le XVI° siècle, et disparu de nos jours). La "frontière" entre les deux Domrémy était formée par le ruisseau des 3 fontaines (tracé en rouge sur la carte).
  Au temps de Jeanne d'Arc, au point de vue religieux, les deux parts de Domrémy dépendaient du diocèse de Toul. L'église principale de la paroisse était à Greux.

   
  
    Le ruisseau partageait Domrémy en deux. En noir, la maison de Jeanne d'Arc et les maisons voisines.

  Au point de vue politique chacune dépendait d'une autorité différente. La partie Nord de Domrémy ainsi que le village de Greux appartenaient depuis le début du XV° siècle (entre 1392 et 1407) à la couronne de France, prévôté de Montéclair, baillage de Chaumont (Bassigny champenois). La partie Sud appartenait à Jeanne de Joinville, prévôté de Gondrecourt, baillage de Lamarche, duché de Bar.
  Certains auteurs ont voulu faire de Jeanne une champenoise ou une lorraine selon qu'on plaçait sa maison dans la partie Nord ou la partie Sud de Domrémy. Nous verrons qu'aujourd'hui, elle serait champenoise, mais en 1412, Jeanne d'Arc était Lorraine comme tous les habitants de cette partie de la vallée de la Meuse qui faisait partie du "pays lorrain". Ancienne Lotharingie, la région et ses habitants étaient restée lorraine, la "nationalité" ne se perd pas au fil des changements de frontière.


  La maison de Jeanne faisait partie, avec l'église, de Domrémy-Nord sans l'ombre d'un doute. Au cours de son procès, le promoteur d'Estivet précise bien : née à Domrémy, prévôté de Montéclair, baillage de Chaumont en Bassigny. Jeanne elle-même dit qu'elle est née à Domrémy de Greux ce qui précise bien de quelle partie de Domrémy elle est originaire. De plus l'exemption d'impôts accordée par Charles VII aux habitants de Greux et de Domrémy concerne évidemment la partie de Domrémy qui comporte la maison de l'héroïne. Plusieurs documents et réclamations ultérieures des habitants le démontreront clairement. De plus comment Charles VII pourrait-il accorder une exemption d'impôts à des gens qui ne dépendent pas de son royaume ?

  La maison natale est connue d'une manière certaine depuis le XV° siècle. Michel Montaigne en se rendant en Allemagne en 1580 s'y arrête. Il fait observer que "le devant de la maison où naquit cette fameuse Pucelle d'Orléans est tout peint de ses gestes; mais l'âge en a fort corrompu la peinture". Elles ont complètement disparu aujourd'hui.
  Après la mort de Jacques d'Arc, Isabelle Romée habita la maisonnette jusque vers 1440. En cette année, les Orléanais la décidèrent à venir habiter avec son fils Pierre à Orléans. Elle y mourut en 1458, soit deux ans après la réhabilitation de sa fille. La propriété de la maison de Jeanne ne cessa d'appartenir à ses neveux et arrière-neveux jusqu'à la mort de Claude du Lys, curé de Greux et de Domrémy. En 1587, elle fut vendue à Louise de Stainville, comtesse de Salm.
  Au début du XVIII° siècle, ce sont les époux Gérardin qui possèdent la maisonnette. Et c'est Nicolas Gérardin, arrière petit-fils, ancien dragon au service de Napoléon, retraité pour cause de blessure qui s'en trouve propriétaire en 1818. Un comte prussien lui proposera en 1815 de lui racheter le tympan sculpté et la statue qui le surmontait, devant son refus, il lui proposera de lui racheter la maison 6000 francs et essuiera à nouveau un refus. Le 20 juin 1818, ce brave homme revendra son précieux bien pour 2500 francs au conseil général du département des Vosges qui a décidé de mettre en valeur ce patrimoine inestimable. Le roi Louis XVIII, touché par ce geste généreux, le décorera de la Légion d'honneur pour son passé militaire mais aussi en mémoire de Jeanne d'Arc. La ville d'Orléans lui délivrera également une médaille d'or gravée : "La ville d'Orléans à Nicolas Gérardin pour avoir par un louable désintéressement conservé à la France la maison où naquit la Pucelle d'Orléans". Gérardin mourut à Domrémy le 4 octobre 1829.

   
On voit près de "7" le ruisseau qui séparait Domrémy en deux parties.
    1. L'église dans son orientation originale
    2. Le cimetière
    3. La maison de Jeanne
    4. La maison de Gérardin
    5 et 6. deux petites maisons
    7. le chemin menant à Vouthon, près du ruisseau des 3 fontaines.


L'extérieur :

   Quand le conseil général des Vosges acquit la maisonnette, elle était jouxtée par d'autres maisons comme le montre le plan ci-dessus et servait de cellier et d'étable à Gérardin. Sous la conduite de M. Jollois, l'ingénieur des ponts et chaussées, le site historique va être dégagé pour être mis en valeur. La maison natale sera rétablie extérieurement et intérieurement comme elle l'était pendant que la famille et les arrière petits-neveux de la Pucelle l'habitaient.


   
Situation en 1819 avant les travaux. La maison principale de Gérardin cache celle de Jeanne, qui lui servait d'entrepôt et de lavoir. Gérardin a néanmoins rapporté sur sa maison principale les armes de la maison de Jeanne et la statuette au dessus de la porte d'entrée (deux hommes sont à côté de cette porte).

  La maison de Gérardin, rue du Moulin, était encadrée de deux maisons appartenant à des manouvriers, celle la plus au Nord venant buter contre le mur de l'église. Ces maisons entourant celles de Jeanne dataient vraisemblablement du XVIII° siècle. On sait cependant que la maison natale devait déjà être jouxtée par d'autres du temps de Jeanne puisque Mengette dira que "sa maison et celle du père de Jeanne se tenaient'.
  C'est également en 1824 que des travaux modifieront complètement l'orientation de l'église de Domrémy.


   


   

    Le tympan datant de 1481, sur lequel se trouve les armes des familles du Lys et Statuette de Jeanne pouvant provenir de l'ancienne chapelle.Thiesselin encadrant celles de France et la devise "Vive le roy Louis" (Louis XI) a été replacé au-dessus de la porte de la maison natale. Il y a aussi une autre devise : "vive labeur" que Siméon Luce explique par "vive le labourage" et s'appliquerait aux laboureurs de la région et du travail des champs. Il faudrait plutôt lui donner cette signification "Vive le travail" (Ph.-H.Dunand). Elle est aussi parfois faussement attribuée comme étant la devise de Jeanne elle-même.
  Enfin, une statuette représentant Jeanne dont l'origine n'est pas connue mais pourrait être une réplique de celle qui se trouvait dans la chapelle Notre Dame de l'église paroissiale.
  Claude du Lys, descendant de Jean d'Arc et procureur fiscal de Domrémy et Greux à la fin du XV° siècle, avait épousé en 1460, Jeannette Thiesselin (de la famille de la marraine de Jeanne d'Arc). C'est lui qui fera installé le tympan au-dessus de la porte de la maison natale et qui fera faire des travaux importants sur la maison elle-même, sans qu'il soit possible de déterminer exactement la portée et l'ampleur de ces travaux. Bien qu'ayant sans doute modifié la maisonnette, cette réfection a sans doute permis qu'elle soit encore debout aujourd'hui. En 1586, elle est vendue à la comtesse de Salm et la trace est perdue dans les documents jusqu'en 1733, où on la retouve appartenant déjà aux ancêtres de Gérardin, le "vendeur" de 1818.

   Tympan au-dessus de la porte.



   

   
                                        Derrière, à gauche, on aperçoit une partie du musée.

   
   Le jardin entre la maison et l'église ou Jeanne dans sa treizième année vit saint Michel et entendit sa voix.

L'intérieur :

  La maison, couverte d'un toit en appentis, comporte 4 pièces au rez de chaussée et un grenier servant à entreposer vivres et matériels.


   
          La grille à gauche de la cheminée protège le porte lampe qui date de la construction de la maison.


   
C'est dans cette pièce qu'est née Jeanne d'Arc. La statue de bronze a été offerte par la princesse Marie d'Orléans pour être placée dans la maison natale de Jeanne (2004).


   


   
La petite fenêtre donnait sur l'église. A gauche un placard d'origine). A droite de la fenêtre s'ouvrait le four aujourd'hui supprimé.


   
                              La porte donne sur le jardin de la maison du côté de l'église (2004).


   
Dans cette même pièce, l'escalier donnant accès au grenier qui possède une grande fenêtre croisée. Il y avait là une pièce qui fut habitée par Claude du Lys (curé de Domrémy) au début du XVI° siècle (2004).


   


Illustrations :
- Plans de Domrémy en 1819 et dessin de la maison de Gérardin (Jollois)
- Photos datant de 1898 ("Jeanne d'Arc par l'image" - Mgr Le Nordez - 1898)
- Photos de 1910 ("Au pays de Jeanne d'Arc" - Jean de Metz - 1910)
- Photos de 2004 (auteur du site)



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