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21 octobre 2014  

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La tour de la Pucelle - la prison de Jeanne

n conduisit donc l'héroïne dans celle des tours de la porte des champs qui était la plus rapprochée du donjon (grosse tour pour être exact), c'est à dire la "tour vers les champs".
  C'était une haute tour à toit pyramidal, qui présente quatre ouvertures sur le plan de Jacques Le Lieur (Livre des fontaines - 1525) et dont une lucarne, placée sur le toit dominait la cour du chateau.
  Cette tour, d'après le plan de 1525 plongeait dans le fossé extérieur du chateau, et s'élevait à une assez grande hauteur. Elle se terminait par une plate-forme à machicoulis couronnée par un toit pointu. Trois rangs d'ouverture semblait indiquer trois étages.
  Cette tour avait été détruite en 1780 mais on ne l'avait pas complètement rasée, elle sortait encore de terre d'une vingtaine de pieds (voir dessin ci-dessous) mais elle a complètement disparu en 1809. Nous la trouvons indiquée dans le plan du château qui fut dressé, en 1635, par ordre du Parlement de Normandie, lors du procès entre les paroisses Saint-Godard et Saint-Patrice. Elle y a été figurée d'après la tradition constante à Rouen et, pent-être aussi, d'après des documents certains. Ce plan précieux indique en même temps les bâtiments intérieurs qui joignaient cette tour et qui pouvaient être mis en communication avec elle.
  D'après une expertise ou "descente de lieux" fait le 19 février 1641, la base de la tour de la Pucelle, où était située la prison de Jeanne, mesurait quinze pas à son diamètre extérieur, soit environ douze mètres. Les dimensions en étaient donc bien suffsantes pour permettre aux juges et assesseurs, au nombre d'une quinzaine, d'y interroger la captive, comme ils le firent lors de douze séances à partir du 10 mars 1431. Ces séances ne comprenaient que de six à dix membres du tribunal ou des assistants. Si l'on y ajoute les trois notaires et trois ou quatre gardiens anglais, on est convaincu que l'étage de la tour servant de prison à Jeanne d'Arc était plus que suffisant pour ce personnel assemblé. On pouvait, en effet, y disposer vingt-six sièges d'après la reconstitution faite par M.Deville (1).


                             tour de la Pucelle au début du XIX° siècle


                              coupe de la tour de la Pucelle


  plan de la prison de Jeanne à Rouen

  D'un autre côté, on ne peut éprouver le moindre doute si l'on interroge les témoins appelés à déposer lors de la révision du procès de Jeanne. Le sieur de Macy dépose qu'elle fut conduite dans une prison vers les champs. Nicolas Taquel, prêtre, curé de Basqueville, vit Jeanne dans les prisons du château de Rouen, dans une tour vers les champs. Pierre Cusquel, enfant de Rouen, la vit et parla avec elle, deux ou trois fois, dans une chambre du château de Rouen, vers la porte postérieure vers les champs. Massieu, prêtre et huissier au procès, qui la reconduisit si souvent de la salle du jugement à sa prison, affirma qu'elle était dans une chambre oùl'on montait par huit marches, etc...
  Il est à croire que cette chambre fut disposée pour la prison de Jeanne d'Arc, comme on disposa, l'année suivante, pour servir de prison à Xaintrailles, l'étage inférieur de la tour du donjon, où l'on fit "une prison de charpenterie "et où l'on a plastra une clouaison faicte endroit l'arche d'une canonnière" avec une grande serrure "à hoche pour le huis".
  On avait pu alors disposer la prison de Jeanne dans l'étage intermédiaire de la tour, comme on le fit ultérieurement pour Xaintrailles, c'est à-dire en deux compartiments ou deux chambres, ce qui expliquerait pourquoi Isambard de la Pierre dit plus tard "qu'il vit Jeanne dans les prisons du château de Rouen, en une chambre assez obscure ne recevant le jour que d'une partie des fenêtres, ou bien de l'arche d'une canonnière, comme celle de Xaintrailles".

  C'est dans cette prison que les Anglais se plurent à "tormenter et à traicter très cruellement leur prisonnière". (voir : les mauvais traitements infligés à Jeanne dans sa prison de Rouen)



   


  reconstitution intérieur de la prison


                             attaches sur le lit de Jeanne

Voir le dossier sur le chateau de Rouen.
Voir le dossier sur les mauvais traitements infligés à Jeanne.


Source : Richard Quenedey "la prison de Jeanne d'Arc à Rouen" - 1923 - Editeurs Champion et Delafontaine, texte de A.Sarrazin "Jeanne d'Arc et la Normandie au XV° siècle".

Illustrations :
- illustrations tirées de
"la prison de Jeanne d'Arc à Rouen" - Richard Quenedey - 1923
- fondations de la Tour de la Pucelle (Au pays de Jeanne d'Arc - Jean de Metz - 1910)

Notes :
1 Précis des travaux de l'académie de Rouen 1866, p.233-237)



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