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14 octobre 2019  

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Le saut de Beaurevoir


e saut du sommet du donjon au château de Beaurevoir est un fait de la vie de Jeanne parmi les mieux attestés. Logiquement il ne devrait pas créer de discussions ou de polémiques mais la publication en 1882 de "la chronique des Cordeliers de Paris" (1) par Jules Quicherat a ouvert la porte à quelques écrivains et même historiens qui veulent rationnaliser à tout prix l'épopée de Jeanne d'Arc.

Cette tentative d'évasion manquée de Jeanne est sans doute intervenue au début de son incarcération au château de Beaurevoir appartenant à Jean de Luxembourg. Elle a quitté ce château fin octobre pour être remise aux Anglais et être transférée à Rouen pour son procès après y avoir été emprisonnée environ 4 mois. (2)


          

La date :
Le saut est intervenu vraisemblablement vers le 20 juillet 1430 (4), c'est à dire peu de temps après l'arrivée de Jeanne à Beaurevoir (7) :
Quelques dates "repère"
:
- Le 3 août, une lettre à Venise se fait l'écho de cette tentative d'évasion (3)
- Jean de Luxembourg reçoit une lettre de l'Université de Paris en date du 14 juillet lui enjoignant de remettre la Pucelle aux mains de l'évêque Cauchon pour être jugée.
- C'est vers le 18 ou 20 juillet que la prise du "boulevard" formant tête de pont aggrave sérieusement la situation des assiégés à Compiègne (4)
Ces faits et dates sont à connecter avec le témoignage de Jeanne au Procès.

Le château :
Ce château construit de 1424 à 1430 était donc "tout neuf". C'était la résidence principale de Jean de Luxembourg, allié fidèle du Duc de Bourgogne. L'enceinte externe était flanquée de sept tours dont un donjon de 10 mètres de diamètre et de 20 mètres de hauteur. Les murailles étaient très élevées et surmontées d'un chemin de ronde crénelé. On y trouvait une chapelle. (5)
Haimond de Macy, qui témoignera au procès de réhabilitation (8), participait semble-t-il à la garde du château, peut-être même était-il le Capitaine de la garde (5). Son témoignage au procès de réhabilitation nous laisse à entendre qu'il a sans doute participé au transfert de Jeanne jusqu'au Crotoy, là où elle fut remise aux Anglais, plus précisément à Raoul le Bouteiller, capitaine anglais du chateau du Crotoy (et qui sera le bailli de Rouen le 30 mai 1431).

  

Les témoignages :
On apprend ce saut du donjon par le Procès de condamnation et trois chroniques d'époque. La "chronique de Morosini" n'y fait qu'une vague allusion entourée de circonstances fausses mais fournit un élément important sur la date à laquelle cet évènement aurait été connu (3).
On remarque d'ailleurs que les juges du procès sont bien informés sur ce fait et y reviennent souvent.

Procès de condamnation, interrogatoire du 3 mars 1431 :
"... Interrogué si elle fut longuement en celle tour de Beaurevoir, respond qu'elle y fut quattre moys ou environ. Et puis dist, quand elle sceust les Angloys venir, elle fut moult courroucee ; et toutesfoys ses voix luy deffendirent plusieurs foys qu'elle ne saillist. Et en fin, pour la doubte des Angloys, saillit, et se recommanda a Dieu et a nostre Dame. Ce nonobstant, elle fut blecee. Et apprez qu'elle fut saillye, la voix saincte Katherine luy dist qu'elle feist bonne chere, et qu'elle gariroit, et que ceulx de Compieigne auroyent secours.
  Item, dit que elle prioit pour ceulx de Compieigne tousiours avecques son conseil.
"

"Interroguee qu'il advint quand elle eut sailly, et qu'elle dist, respond que aulcuns disoyent qu'elle estoit morte. Et tantost que les Bourguygnons veirent qu'elle estoit en vie, ilz luy demanderent pourquoy elle estoit saillye."

"Interroguee se elle dist point qu'elle aymast mieulx ja mourir, que de estre en la main des Angloys,
Respond qu'elle aymeroit mieulx rendre l'ame que de estre en la main des Angloys.
  Interroguee se elle se courrouça point, et si elle blasphema point le non de Dieu, respond qu'elle n'en blasphema oncques ne sainct ne saincte ; et qu'elle n'a point acoustumé a jurer.
"

Interrogatoire du 14 mars 1431 :
Interroguee premierement quelle fut la cause pourquoy elle saillit de la tour de Beaurevoir, respond qu'elle avoit ouy dire que ceulx de Compieigne, tous jusques a l'aage de sept ans, devoient estre mis a feu et a sang ; et qu'elle aymoit mieulx mourir que vivre apprez une telle destruction de bonnes gens ; et fut l'une des causes. L'autre, qu'elle sceut qu'elle estoit vendue aux Angloys; et eut eu plus cher mourir que de estre en la main des Angloys, ses adversaires."

" ...troisièmement, de la tour de Beaureveoir, respond :
- Je le faisoye, non pas en esperance de moy desesperer ; mais en esperance de saulver mon corps, et de aller secourir plusieurs bonnes gens qui estoyent en neccessité. Et apprez le sault, s'en est confessee, et en a requis mercy a nostre Seigneur. Et en a pardon de nostre Seigneur. Et croit que ce n'estoit pas bien faict de faire ce sault ; mais fut mal faict.
  Item, dit qu'elle sçait qu'elle a pardon par la relacion de saincte Katherine, apprez qu'elle en fut confesses. Et que, du conseil de saincte Katherine, elle s'en confessa.
  Interroguee se elle en eust grande penitence, respond qu'elle en porta une grand partie, du mal qu'elle se feist en cheant.
  Interroguee se, ce mal faict qu'elle feist de saillir, s'elle croit que ce fust peché mortel, respond :
- Je n'en sçais riens ; mais m'en actendz a nostre Seigneur.
"

 "Interroguee se, quand la parole luy fust revenue, elle regnoya et maugrea Dieu et ses sainctz, pour ce qu'il s'est trouvé par l'informacion, comme disoit l'interrogant, respond que elle n'a point de memoire, ou qu'elle soit souvenante, elle ne regnoya ou maulgrea oncques Dieu ou ses sainctz, en ce lieu ou ailleurs. Et ne s'en est point confessee ; car elle n'a point de memoire qu'elle l'ait dit ou faict."

Interrogatoire du 15 mars 1431 :
" Interroguee se elle croit point que ce fust grand peché de courroucer saincte Katherine et saincte Margueritte, qui se apparut a elle, et de faire contre leur mandement, dist que ouy, qui le sçait amender ; et que le plus qu'elle les corroussast oncques, a son advis, ce fut du sault de Beaureveoir ; et dont elle leur a crié mercy, et des aultres offenses qu'elle peult avoir faictes envers elles. "

"... Et, quand est du sault du dongon de Beaureveoir, qu'elle feist contre leur commandement, elle ne s'en peut tenir. Et quand elles veirent sa neccessité, et qu'elle ne s'en savoit et povoit tenir, elles luy secoururent sa vie, et la garderent de se tuer.
  Et dit oultre que, quelque chose qu'elle feist oncques en ses grans affaires, elles l'ont tousiours secourue ; et ce est signe que ce soyent bons espritz.
"

Chronique des Cordeliers :
"... De la prise de la Pucelle fu moult grant renommée partout ; en furent moult joyeux ceulx du party de Bourgongne, et ceulx des autres moult dolans ; car les uns avoient espérance et les aultres doubtoient de son fait. Se fu en fin amenée prisonnière à Beaurevoir, là où elle fu par grant espace de temps, et tant que par son malice elle en quida escapper par les fenestres; mais ce à quoy alle s'avaloit, rompy; si quey jus de mont aval et se rompy près les rains et le dos. De lequelle blechure elle fu long tamps malade ; et depuis ce qu'elle fu garie, fu elle delivrée aux Engloix par aucuns moyens et traitiés d'argent et fu menée à Rouen, là où on luy fist son procès tout du long..."

Chronique de Tournay :
"...Ce siège durant, Jehenne la Pucelle estoit enfermée et tenue prisonnnière en une tour ou castiel de Biaulieu, de laquelle elle cuidante escaper, sailli de haut embas : dont telement fut bléciée que aler ne s'en peut, et fut reprise et menée à Biaurewart, où elle fut prisonnière tant que ledit siège fut deffait..." (9)

Le journal du "bourgeois" de Paris :
"576 - Item, plusieurs foys a prins le precieux sacrement de l'autel toute armée, vestue en guise de homme, les cheveulx rondiz, chapperon deschicqueté, gippon, chausses vermeilles atachées à foison aguillettes, dont aucuns grans signeurs et dames lui disoient en la reprenant de la derision de sa vesture, que ce estoit pou priser Nostre Seigneur de le recevoir en tel habit, femme qu'elle estoit, laquelle leur respondit promptement, car pour rien n'en ferait autrement et que mieulx aimerait mourir que laisser l'abit de homme pour nulle defense, et que, se elle vouloit, elle ferait tonner et autres merveilles, et que une foys on (volt) lui faire [de son corps] desplaisir, mais elle sailly d'une haulte tour en bas sans soy blecier aucunement. (10)

L'accusation de suicide :
D'Estivet, dans ses 70 articles, accuse Jeanne de "tentative de suicide" :

Article 37. "Item ladite Jeanne avoue avoir fait fréquemment le contraire de ce qui lui a été enjoint et ordonné par les révélations qu'elle se vante d'avoir de Dieu ; par exemple, quand elle s'éloigna de Saint-Denis, après l'assaut de Paris ; quand elle sauta de la tour de Beaurevoir, et en d'autres circonstances. En quoi il est manifeste qu'elle n'a pas eu révélations de Dieu, ou bien qu'elle a méprisé les préceptes et révélations expresses par lesquelles elle se dit être en tout régie et gouvernée. Et en outre elle a dit, quand elle eut commandement de ne pas sauter de la tour, et qu'elle fut tentée de faire le contraire, qu'elle ne pouvait faire autrement. En quoi elle semble mal juger du libre arbitre de l'homme et tomber dans l'erreur de ceux qui avancent qu'il est nécessité par des dispositions fatales, ou quelque chose de semblable."
...
Article 41. "Item, ladite Jeanne, comme une désespérée, par haine et mépris des Anglais, et aussi par crainte de la destruction de Compiègne qu'elle avait ouï annoncer, tenta de se précipiter du sommet d'une tour élevée, et, à l'instigation du diable, elle se mit en tête de ce faire, s'y appliqua et fit tout ce qu'elle put pour accomplir ce dessein ; elle se précipita ainsi, poussée et induite par un instinct diabolique, entendant plutôt rechercher le salut de son corps que celui de son âme, et d'autres âmes ; se vantant maintes fois qu'elle se tuerait plutôt que de permettre qu'on la livrât aux mains des Anglais."
...
Article 47. "Item, ladite Jeanne, mal contente de la blessure qui lui advint, par suite de la chute ou saut fait de la tour de Beaurevoir, et de ce qu'elle n'avait pas réalisé son dessein, blasphéma Dieu, les saints et les saintes, les renia ignominieusement, et les méprisa terriblement, pour l'horreur de tous ceux qui étaient présents ; et en outre, depuis qu'elle fut au château de Rouen, en plusieurs et divers jours, elle a blasphémé et renié Dieu, la bienheureuse Vierge, les saints et les saintes, supportant impatiemment et protestant d'être mise en procès devant des gens d'Église, et d'être jugée par eux."
...
Article 64. "Item que ladite Jeanne se vante de savoir qu'elle a obtenu rémission du péché qu'elle a perpétré, d'un coeur désespéré, à l'instigation de l'esprit malin, en se précipitant du haut de la tour du château de Beaurevoir, alors que l'Écriture enseigne que nul ne sait s'il est digne ou d'amour ou de haine, et par conséquence s'il est purgé ou justifié de son péché."

Les 12 articles envoyés à l'Université de Paris :

Article 8 : Item cette femme dit et confesse que, personne ne l'y contraignant ou poussant, elle s'est précipitée du haut d'une tour très élevée désirant mieux mourir que d'être mise en la main de ses adversaires et de vivre après la destruction de la ville de Compiègne. En outre elle a dit qu'elle ne put éviter de se précipiter ainsi ; et cependant saintes Catherine et Marguerite lui avaient défendu qu'elle se précipitât dehors, et elle a dit que, les offenser, c'est grand péché. Or, elle prétend bien savoir que ce péché lui a été remis, après qu'elle s'en fut confessée. Et, de cela, elle dit avoir eu révélation.

                         

Conclusion :
1 - D'une part, on a le témoignage direct de Jeanne d'Arc et celui des juges de Jeanne parfaitement informés de l'affaire, le saut ayant eu lieu en territoire "ami" dans le château de Jean de Luxembourg environ 5 mois avant ces interrogatoires. Accessoirement le saut "de haut en bas" est connu dans deux autres chroniques.
En face, on trouve cette version isolée de la chronique des Cordeliers de Paris, d'un clerc "bourguignon exalté" comme le dit lui-même Quicherat et qui rapporte, on ne sait à quelle date, un témoignage de 2ème ou 3ème main, voire même invente cette version, la vraie lui paraissant peut-être invraisemblable.

On reprendra les paroles de Pierre Tisset (6) "Cette version (chr. des Cordeliers) est parfaitement contredite par les procès-verbaux et les déclarations de Jeanne même qui affirme expressément avoir sauté du haut de la tour. Ses adversaires l'accusent d'ailleurs sans ambages d'avoir voulu se tuer. La consultation de Théodore de Leliis, en 1452, le Mémoire de Guillaume Bouillé, le Mémoire déposé le 18 décembre 1455 par les demandeurs à la réhabilitation sont absolument dans le même sens.
Jeanne a donc sauté du haut du donjon, c'est-à-dire d'une vingtaine de mètres, malgré les injonctions de ses Voix.
"

2 - A propos de ce saut de Beaurevoir, on est étonné de ne trouver que Charles Journel pour faire une remarque pleine de bon sens. En effet, il n'y a pas de donjon au Moyen-âge ayant une ou plusieurs "fenêtres" du côté faisant face à l'ennemi. Il n'y a que de petites ouvertures (meurtrières) permettant de tirer des flèches ou faire de tomber des projectiles ou liquides bouillants sur l'ennemi. La seule possibilité de "sortir" d'un donjon normalement bâti, c'est effectivement du sommet !

3 - L'accusation de tentative de suicide du tribunal de Rouen envers la prévenue ne se comprend que par ce saut désespéré d'une hauteur d'une vingtaine de mètres (sans compter la hauteur des fossés le long des remparts). Une accusation de suicide dans le cas d'une tentative d'évasion classique par une fenêtre avec une attache qui se serait rompue en cours d'évasion n'aurait aucun sens.


Jeanne savait qu'une remise aux Anglais signifiait son arrêt de mort. Elle affirme que par ce saut, elle ne pense pas au suicide mais à une évasion en se recommandant "à Dieu et à Notre-Dame". Elle témoigne que ses saintes protectrices, voyant qu'elle ne pouvait se retenir de sauter, lui secoururent sa vie et la gardèrent de se tuer. On sait aussi que la Pucelle avait un courage physique et moral hors du commun. Les faits lui donneront raison puisqu'elle ne sera qu'assommée et choquée quelques jours mais elle s'en tirera sans la moindre fracture !
A titre d'information, Montluc de Balagny, à la fin de la Ligue, exécuta des mutins de la garnison du château de Beaurevoir, coupables d'avoir crié "Vive Henri IV !" en les faisant jeter du haut des remparts... qui étaient bien moins hauts que le donjon (4).

Ce saut de Beaurevoir et le fait qu'elle s'en sorte quasi-indemne est un des évènements de la vie de Jeanne (parmi beaucoup d'autres) qui restent inexplicables.


Notes :
1 La chronique des Cordeliers de Paris.

2 Voir les témoignages de Jeanne au Procès.

3 Lefèvre-Pontalis, t.IV "La chronique de Morosini" et t.III p.302, note 2.
Ndlr : On est très surpris de voir cet érudit négliger les témoignages du Procès de condamnation et des autres chroniques pour ne retenir que le témoignage de cette chronique des Cordeliers !

4 Charles Journel "Jeanne d'Arc à Beaurevoir" - 1929.

5 La mission de Jeanne d'Arc, t.II - Col. de Liocourt.

6 Procès de condamnation, t.III - Pierre Tisset - 1971.

7 Dates retenues par "Jeanne d'Arc, histoire et dictionnaire" de Ph. Contamine... Jeanne aurait quitté le chateau de Beaulieu pour celui de Beaurevoir vers le 10 juillet 1430. Le 9 novembre, elle est à Arras, le 23 décembre au chateau du Bouvreuil à Rouen.

8 Déposition d'H. de Macy "...j'ai connu Jeanne, je la vis pour la première fois quand elle était détenue prisonnière au château de Beaurevoir, pour le compte et au nom du seigneur de Ligny [Jean de Luxembourg]. Je l'ai vue plusieurs fois en prison, et plusieurs fois j'ai causé avec elle. Plus d'une fois, par manière de jeu, j'ai essayé de lui toucher les mamelles, en m'efforçant de lui mettre les mains dans le sein. Jeanne ne voulait pas le souffrir ; elle me repoussait de toutes ses forces. C'était une fille d'honnête conduite tant dans ses paroles que dans ses actes.
  Jeanne fut conduite à la forteresse du Crotoy, où se trouvait alors prisonnier un personnage très remarquable, du nom de maître Nicolas de Queuville , chancelier de l'Église d'Amiens, docteur dans l'un et l'autre droit. Il célébrait souvent dans la prison, et non moins souvent Jeanne assistait à sa messe; si bien que dans la suite j'ai entendu ce même maître Nicolas raconter qu'il avait ouï Jeanne en confession, qu'elle était bonne chrétienne et de très grande dévotion ; il disait beaucoup de bien de ladite Jeanne.
  Jeanne fut ensuite conduite dans le château de Rouen, et renfermée dans une prison du côté des champs. Pendant qu'elle était détenue dans cette même prison, le seigneur comte de Ligny vint à Rouen ; et moi qui vous parle, j'étais en sa compagnie.

9 La chronique de Tournay place ce saut à Beaulieu, ce qui est une erreur mais montre que cette tentative d'évasion a été connu par les contemporains. De plus il précise bien "de haut en bas" de la tour.

10 Encore un auteur témoignant de ce saut, là aussi le Bourgeois de Paris parle de saut "du haut en bas".



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