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23 octobre 2019  

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par Henri Wallon

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Procès de condamnation - procès d'office
Séances du 19 février 1431.

tem le lundi après les Brandons, 19e jour du mois de février, l'an du Seigneur 1431, comparurent sur les huit heures du matin notre dite maison d'habitation (1), messeigneurs et maîtres Gilles, abbé de Fécamp, Jean Beaupère, Jacques de Touraine, Nicolas Midi, Pierre Maurice, Gérard Feuillet, docteurs en théologie ; Nicolas de Venderès, Jean de La Fontaine, licenciés en droit canon ; Guillaume Haiton, Nicolas Couppequesne, Thomas de Courcelles, bacheliers en théologie et Nicolas Loiseleur, chanoine de la cathédrale de Rouen. Nous, évêque susdit, leur avons exposé que nous avions donné l'ordre de faire une instruction préalable sur certains articles relatifs aux faits et aux dits de cette femme ; à nous livrée et confiée par le roi notre sire, comme on l'a rapporté plus haut, pour voir s'il y avait matière suffisante à laThomas de Courcelles poursuivre et citer en matière de foi. En leur présence, nous avons fait donner lecture de ces articles et des dépositions des témoins contenues dans cette information préalable (2). Ces seigneurs et maîtres, après la lecture de cette pièce et après l'avoir considérée curieusement, tinrent longue et mûre délibération. Enfin, sur leurs avis et conseils, nous avons conclu qu'il y avait charge suffisante, suivant ces informations et d'autres raisons, pour faire poursuivre et citer ladite femme en matière de foi ; et nous avons prononcé qu'elle devait être poursuivie et citée afin de répondre à certaines interrogations qui lui seraient faites. En outre, afin que la cause fût conduite plus convenablement et salutairement, par égard pour le saint siège apostolique qui a député spécialement les seigneurs inquisiteurs de la perversité hérétique pour corriger les erreurs dressées contre la foi orthodoxe, de l'avis des mêmes personnes d'expérience, nos conseillers, nous avons décidé que le seigneur inquisiteur de la perversité hérétique pour le royaume de France serait appelé et requis dans cette matière de foi, qu'il pourrait s'adjoindre à nous dans ce procès, si cela lui agréait et lui paraissait de son intérêt. Mais comme ledit seigneur inquisiteur se trouvait alors absent de cette cité de Rouen, nous avons ordonné que son vicaire, présent à Rouen, serait mandé et appelé à sa place, comme il a été dit." (2)

Le même jour dans l'après-midi :

     "Item, ce même jour de lundi, vers quatre heures de l'après-midi, sur notre requête, comparut dans notre maison d'habitation vénérable et discrète personne maître Jean Le Maistre, de l'ordre des frères Prêcheurs, vicaire du seigneur inquisiteur du royaume de France et par lui député en la cité et diocèse de Rouen. Nous avons sommé et requis ledit vicaire de s'adjoindre à nous, afin que nous procédions en commun dans l'affaire susdite ; et nous avons offert de lui communiquer tout ce qui avait été fait ou se ferait à l'avenir dans cette cause. Sur quoi ledit vicaire répondit qu'il était prêt à nous exhiber sa commission ou lettre de vicariat, à lui baillée par ledit seigneur inquisiteur, et que, vu sa teneur, il ferait volontiers dans la cause ce qu'il devrait faire pour l'office de la sainte inquisition.
  Cependant, comme il était spécialement délégué dans le ressort du diocèse et de la cité de Rouen, bien que le territoire nous eût été accordé, nous avions toutefois commencé ce procès en raison de notre juridiction en tant qu'évêque de Beauvais : à ce sujet ledit vicaire émit un doute, savoir si sa commission pouvait s'étendre à la conduite du présent procès. Nous lui avons répondu qu'il revint vers nous le lendemain et que d'ici là nous aurions tenu conseil."




                                                 


Source : Pierre Champion - condamnation de Jeanne d'Arc - 1921
Texte traduit du Latin.

Dans le calendrier d'époque : 19 février 1430


Illustrations :
- Statue de Thomas de Courcelles d'après un dessin de la coll.Gaignières - Bibl.nat. (Jeanne d'Arc et la Normandie au XV° siècle - A.Sarrazin).


Notes :
1 La minute du ms d'Orléans précise : "dans la maison de Jean Rubbé".

2 La minute du ms d'Orléans précise deux points importants :
- "... on avoit fait examiner plusieurs tesmoings, ainsy que on pourra veoir par la lecture des susdits articles et depositions des tesmoings examinez sur iceulx ; lesquelz artixles et depositions furent leues en presences des dessusdits...". Ces témoignages recueillis en Lorraine étant trop favorables à Jeanne, Cauchon s'est bien gardé de les insérer au procès.
- "... et ce fait, tous les assistens jurerent tenir secret tout ce qui sera faict en ceste matiere." Ce serment des assistants en fin de séance du matin, n'a pas non plus était inséré dans le compte-rendu de séance du 19 février !



Procès de condamnation

Présentation :

- L'organisation du tribunal
- Les sources existantes
- Plan chateau de Rouen
- La prison de Jeanne

Procès :
- Procès


Complément :
- Etude de l'abjuration
- Lettres de garantie




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