Accueil                                                         Admin
14 octobre 2019  

 Son histoire

par Henri Wallon

 Les sources

Procès condamnation

Procès en nullité...

Chroniques & textes

Lettres de J. d'Arc

 Compléments

Bibliographie

Librairie numérique

Dossiers

 Recherches

Mises à jour du site

Recherches

 

 ACCÈS CARTES

     Carte de France (1429)

     Carte Nord France (1429)

     Carte environs Domrémy

     Carte environs Orléans

     Carte siège d'Orléans

     Vues Orléans et pont

 

 Interactivité

Contact

Liens johanniques

Sauvez la Basilique

Chronique de la Pucelle - index
25 - Défaite des Anglois près Ambrières - Prise de plusieurs places par sir John Falstalf

e jour mesme que le siège de Montargis fut levé, Messire Ambroise seigneur de Loré, partit de Sablé avec sept ou huit vingt (1) combatants et prit son chemin vers la ville de Sainte-Suzanne, auquel lieu estoit logé un Anglois nommé Jean Fastot (2), accompagné de deux à trois milles combattans, et un capitaine anglois nommé Henry Branche, se vint loger en un village à demie lieue de Saincte-Suzanne, à bien de cens à douze vingt combatans, lequel village on nomme Ambrières (3). Laquelle chose venue à la cognoissance dudit seigneur de Loré, il s'en vint, accompaigné de ses gens férir sur les logis dudit Branche, où ils trouvèrent forte défense et grande résistance ; mais finalement les Anglois furent desconfists et y en eust de sept à huit vingt tuez, et n'y eut prisonnier que ledit Branche et un autre gentilhomme d'Angleterre ; et les autres s'enfuirent.

  Ce faict, ledict chevalier s'en retourna audict lien de Sablé avec plusieurs chevaliers et harnois gagnez sur lesdicts Anglois. Peu de temps après, le dessus dit Fastot mit le siège devant un chastel nommé Sainct-Ouan, qui appartenoit au seigneur de Laval, et le prist par composition, et aussi n'estoit-il pas tenable.
  Tantost apris ledit Fastot assiégea un chasteau nommé la Gravelle, et ceux de dedans le tinrent par aucun temps, puis se mirent à composition, au cas qu'ils n'auroient secours à certain jour, et en baillèrent hostages. Et cependant aucuns François plus forts que ceux de la garnison y entrèrent. Le duc de Betfort vint au jour assigné, requérant qu'on luy rendist la place ; mais il n'y eut aucuns de ceux qui avoient esté à la composition qui dissent parole ou mot, et pour ce fist-il couper la teste aux hostages, à la desplaisance de ceux qui avoient faicte la dicte composition ; puis le siège fut levé et les Anglois s'en allèrent.

                                                 


Source : édition Vallet de Viriville - éd.1859

Notes :
1
Cent soixante

2 Sir John Falstalf

3 Arrondissement de Mayenne.



Les chroniques

Index


Les chroniqueurs "français" :
- la geste des nobles français
- la chronique de la Pucelle
- le journal du siège d'Orléans
- la chronique de Jean Chartier
- la chronique de Perceval de Cagny
- la relation du greffier de La Rochelle
- la chronique de Tournay
- l'histoire de Charles VII de Thomas Basin
- la chronique du héraut d'armes Berri
- le registre delphinal de Thomassin
- la chronique de Richemont
- le miroir des femmes vertueuses
- la chronique fête du 8 mai
- l'abbréviateur du procès
- doyen de St-Thibaud de Metz

Les chroniqueurs "anglo-bourguignons" :
- La chronique de Monstrelet
- La chronique des Cordeliers de Paris
- Gilles de Roy
- Le Bourgeois de Paris
- La chronique de P. Cochon
- La chronique de Jean Wavrin
- La chronique de Chastellain
- Le registre du parlement de Paris
- Les mémoires de Lefèvre de Saint Rémi

Les chroniqueurs étrangers :
- la chronique de Windecke
- la chronique de Morosini
- les mémoires de Pie II



Légal         Contacts
 
© 2006-2014 - SteJeannedArc.net
1412-2012
Jeanne d'Arc, histoire et dictionnaire