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20 octobre 2021  

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Chronique de Perceval de Cagny - index
8 - Du siège de Baugency

e jeudy ensuivant XVIe jour de juing, la Pucelle, le duc d'Alençon et toute la compaignie, à heure de midi, vindrent metre le siege devant la place de Baugency et furent logiez en la ville et en l'environ. Et tout le seurplus du jour eut escharmouche devant la place. Et la nuit furent assises les bombardes et cagnons. Messire Richard Guestin et Matago (1) accompaigniez de IIIIc Englois avoient la garde de la place. Le vendredy, le conte de Richemont, conestable de France, vint à la compaignie, ainssi que le duc d'Alençon luy avoit fait à sçavoir dès ce qu'il ala devant Gergueau ; combien que le roy ne vouloit point qu'il se meslast de sa guerre par l'enortement du sire de la Trimoille qui le tenoit à son ennemy (et il avoit toute la voix du gouvernement du roy). Le conestable arrivé, V ou VIc combatans en sa compaignie, tout ce jour de vendredy fut gecté de bombardes et cagnons à ceulx de la place, et eulx aussi à ceulx de dehors, et escharmouché et chacun faire le mieulx que ilz povoient. Ceulx de la place avoient bien congnoissance des entreprinses que la Pucelle avoit fait de avitailler la ville d'Orléens, de la prinse des bastilles qui fut grant merveilles, et de la prinse de Gergueau ; et veoyent que riens ne povoit résister contre la Pucelle et qu'elle metoit toute l'ordonnance de sa compaignie en telle conduite çomme elle vouloit, tout ainssi comme devroient et pourroient faire le conestable et les mareschaulx dung ost. Ilz se rendirent à la Pucelle et au duc d'Alençon sauf leurs corps, chevaux et hernois.

  

  La nuit d'entre le vendredi et le samedi vindrent nouvelles à la Pucelle et au duc d'Alencon que les seigneurs de Talebot et Fastotz estoient arrivez à grant compaigsnie d'Englois à Yenville en Beausse, qui venoient pour les combatre.


                                                         

  Le lendemain jeudi, XVIe jour de juin, la Pucelle, le duc d'Alençon et toute l'armée, vinrent sur l'heure de midi mettre le siège devant la place de Baugency, et s'établirent dans la ville et aux environs. Tout le reste du jour il y eut des escarmouches devant la place. La nuit, on assit les canons et les bombardes. Messire Richard Guettin et Mathago avaient la garde de la place avec quatre cents Anglais sous leurs ordres. Le vendredi, le comte de Richemont, connétable de France, vint à l'armée, sur l'avis que lui avait fait arriver le duc d'Alençon dès qu'il alla devant Jargeau. Le roi cependant ne voulait pas qu'il se mêlât de sa guerre, et cela à la sollicitation du sire de La Trémoille qui tenait Richemont pour son ennemi ; et le sire de La Trémoille avait toute la voix du gouvernement du roi. Le Connétable amenant avec lui cinq ou six cents combattants, tout ce jour de vendredi se passa à faire des décharges de canons et de bombardes contre ceux de la place, qui, eux aussi, répondaient à ceux du dehors; on escarmoucha, et chacun fit le mieux qu'il pouvait. Ceux de la place avaient bien connaissance des exploits qu'avait accomplis la Pucelle en ravitaillant la ville d'Orléans, en prenant les bastilles ; ce qui fut une grande merveille ; et en forçant Jargeau. Ils voyaient que rien ne pouvait résister contre la Pucelle, qu'elle mettait toute l'ordonnance dans l'armée et la conduisait comme elle voulait, ainsi que devraient et pourraient le faire le Connétable et les maréchaux. Ils se rendirent à la Pueelle et au duc d'Alençon, sauf leurs corps, leurs chevaux et leurs harnais.
  La nuit du vendredi au samedi, des nouvelles vinrent à la Pucelle et au duc d'Alençon que les seigneurs de Talbot et Fastolf étaient arrivés avec grand renfort d'Anglais à Yenville-en-Beauce, et qu'ils s'avançaient.


                                                 

Sources : Jules Quicherat - "Bibliothèque de l'école des Chartes, t.II, 2° série, p.143 - 1845-46" et "Procès de condamnation et de réhabilitation de la Pucelle" t.IV, p.1 à 37.

Illustration :
- Vue générale de Beaugency ("La grande histoire illustrée de Jeanne d'Arc" - H.debout, 4° éd.1922)

Notes :
1 Bailli d'Évreux pour le roi d'Angleterre. Dans les anciens documents anglais, son nom est écrit Guethyn, et celui



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