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04 août 2020  

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par Henri Wallon

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Procès de réhabilitation
V-1 - Déposition de Pierre Bouchier en 1452


  Messire Pierre Bouchier, prêtre, âgé de cinquante-cinq ans ou environ, curé de l'église paroissiale de Bourgeauville, diocèse de Lisieux, témoin produit, reçu, juré et entendu le lundi susdit.

En premier, que ladite Jeanne, du fait d'avoir été au secours du Roi-Très-Chrétien et en campagne contre les Anglais, était pour eux sujet de haine capitale, et qu'ils aspiraient à sa mort par tous les moyens possibles. 1. Sur le Ier article, il déclare croire qu'il contient la vérité, surtout parce que Jeanne a fait lever le siège d'Orléans.

Que ladite Jeanne infligea aux Anglais plusieurs désastres et que, pour cette raison, ils la redoutaient fort, cherchant à la faire mourir par toutes voies exquises, afin qu'elle terminat ses jours et les laissat en repos. 2. Sur le IIe, il déclare que les Anglais retenaient Jeanne, et croit qu'ils voulaient bien la faire mourir.

Que, sous couleur et prétexte de justice, ils l'amenèrent à Rouen, alors soumise à la tyrannie de l'occupation anglaise ; qu'ils la détinrent dans les prisons du château, et, par menaces et pressions, lui firent intenter un prétendu procès en matière de foi. 3. Sur le IIIe article, il déclare qu'elle fut conduite et transportée comme il est indiqué dans l'article. Sur les pressions et autres choses contenues dans l'article ne sait rien.

Que les juges, confesseurs et conseillers, aussi bien que le promoteur et autres personnages du procès, soumis de la part des Anglais à de très graves menaces et terreurs, n'osaient juger librement ; et s'ils refusaient de céder à la crainte et aux pressions des Anglais, avaient au contraire à se garder de lourds dangers et risquaient même la mort. 4. Sur le IVe article, il déclare qu'il ne sait rien sur tout cet article, si ce n'est qu'un clerc anglais, bachelier en théologie, garde du sceau privé du cardinal d'Angleterre, présent lors de la première prédication au cimetière Saint-Ouen de Rouen, s'adressa au seigneur évêque de Beauvais, juge de ladite Jeanne, et lui dit : « Dépêchez-vous ! Vous être trop favorable. » De quoi l'évêque, mal content, jeta le procès par terre, disant qu'il ne ferait rien d'autre ce jour là et qu'il agirait suivant sa conscience.

Que les greffiers, soumis de la part des Anglais à des menaces redoutables, n'étaient pas en mesure de s'acquitter de leur tâche avec exactitude, ni de rapporter fidèlement les déclarations de Jeanne. 5. Sur le Ve, il ne sait rien, car il ne fut pas présent lors de la conduite du procès.

Que les mêmes greffiers, terrorisés, se voyaient défendre expressément d'inscrire ce qui était de nature à justifier l'accusée ; on les forçait au contraire d'inscrire contre elle des déclarations que jamais elle n'avait faites. 6. Sur le VIe, il ne sait rien, car il ne fut pas présent.

Que, parmi tous ces gens apeurés, personne ne se trouvait qui osât conseiller l'accusée ou prendre sa défense, l'instruire ou diriger, etc... ; que quelques-uns prononcérent bien quelques mots en sa faveur, mais exposèrent leur vie à de grands dangers, car les Anglais voulurent les jeter à l'eau comme rebelles, ou les faire périr d'autre manière. 7. Sur le VIIe, semblablement il ne sait rien, si ce n'est qu'elle était seule, assise sur un siège, et il entendit qu'elle répondait sans conseiller ; ignore cependant si elle en a de mandé un ou s'il lui fut refusé. Ne sait rien d'autre sur cet article.

Que ladite Jeanne était par eux détenue en prison privée, soit laïque, enchainée et entravée de fer ; qu'on défendait à quiconque de lui adresser la parole, afin qu'elle ne pût aucunement se défendre, et que c'étaient même des Anglais qui la gardaient. 8. Sur le VIIIe article, il déclare bien savoir qu'elle était en prison dans le château de Rouen ; mais ignore si elle était enchaînée ; et personne ne pouvait lui parler sans l'autorisation de quelques Anglais qui avaient sa garde. Il ne la vit pas sortir de prison qu'elle ne fût accompagnée d'Anglais ; et il croit que ceux-ci avaient été enfermés avec elle dans une pièce ; les trois clés de cette pièce étaient gardées, l'une par le seigneur cardinal ou le susdit bachelier, l'autre par l'inquisiteur, la dernière par messire Jean Benedicite le promoteur ; et les Anglais redoutaient fort qu'elle s'évadât.

Que ladite Jeanne était une jeune fille de dix-neuf ans environ, simple, ignorant le droit et les rites de la justice, et qu'elle n'était pas apte à se défendre sans directeur ou conseiller dans une affaire si difficile. 9. Sur le IXe, il déclare qu'à son jugement elle avait environ l'âge de dix-neuf ans, et on disait qu'elle était assez sage dans ses réponses. Ne sait rien d'autre.

Que lesdits Anglais, aspirant à sa mort, se rendaient de nuit près de la prison, et, parlant comme s'il se fût agi de révélations, l'exhortaient, si elle voulait échapper à la mort, de ne se soumettre en aucune manière au jugement de l'Eglise. Et ainsi fut, c'est la vérité. 10. Sur le Xe, il ne sait rien et n'a rien entendu dire.

Que les juges, pour la prendre en défaut, lui posaient des questions délicates et tortueuses, dont elle ignorait le sens. 11. Qu'ils l'accablaient d'interrogatoires et d'examens, afin de la vaincre par la fatigue et lui faire échapper quelque parole funeste. 12. Sur les XIe et XIIe, il ne sait rien, car il ne fut pas présent lors de son interrogatoire et de ses réponses.

Que très souvent, au cours du procès ou à d'autres moments, Jeanne protesta de son orthodoxie ; s'il y avait dans ses dires ou ses actes quoi que ce fût contre la foi, elle le voulait rejeter et s'en tenir au jugement des clercs. 13. Sur le XIIIe, il déclare qu'il ne fut pas présent au procès ; mais après la prédication faite à Saint-Ouen, Jeanne dit à haute voix, mains jointes, qu'elle se soumettrait au jugement de l'Église, priant saint Michel qu'il la dirigeât et conseillât.

Que pareillement ladite Jeanne, tant au procès qu'à d'autres moments, protesta de sa soumission au jugement de l'Eglise et de Notre-Saint-Père le Pape ; ainsi fut, c'est la vérité ; et qu'elle serait fâchée qu'il y ait eu en elle quoi que ce fût contre la foi chrétienne. 14. Sur le XIVe, il déclare n'avoir pas vu ce qui est en question ; mais a entendu de plusieurs que Jeanne, lors de son interrogatoire, avait dit qu'elle se soumettrait à notre seigneur le pape et qu'on la conduisît à lui.

Que toutes ces déclarations, bien que fréquemment formulées, les Anglais et leurs complices défendirent qu'elles figurassent au procès, et y firent au contraire forger des mensonges. 15. Que jamais, au grand jamais, Jeanne ne déclara qu'elle refusait de se soumettre au jugement de Notre Sainte-Mère l'Eglise, même militante. 16. Sur les XVe et XVIe articles, il ne sait rien, car il ne fut pas au procès.

Qu'au cas où il apparaïtrait que Jeanne eût parlé de ne se point soumettre à l'Église, le promoteur déclare qu'elle ne comprit pas le sens du mot "Église", et ne l'entendit pas comme la communion des fidèles ; mais qu'elle pensait qu'il s'agissait de ces ecclésiastiques, amis des Anglais, qu'elle avait devant elle. 17. Sur le XVIIe, il déclare, à propos de l'explication donnée par le seigneur promoteur, s'en rapporter à la compréhension qu'avait Jeanne.

Que le prétendu procès, originellement rédigé en français, fut avec peu de fidélité traduit en latin, tronqué de plusieurs déclarations favorables à ladite Jeanne, pourvu d'adjonctions mensongères, de nature à aggraver son fait ; qu'il est prouvé qu'en plusieurs points, et substantiels, le latin diffère de l'original. 18. Sur le XVIIIe, il déclare avoir entendu dire que le procès fut rédigé en latin.

Qu'attendu tout ce qui précède, le prétendu procès et la sentence ne méritaient pas le nom de jugement et de sentence, car il ne peut y avoir de jugement là où les juges, conseillers et assesseurs, subissent des menaces et ne jouissent pas du libre arbitre. 19. Qu'il appert des prémisses que le prétendu procès est en plusieurs de ses parties mensonger, vicié, corrompu, faussement et mensongèrement transcrit ; qu'on ne lui doit accorder aucune créance. 20. Que le procès et la sentence sont nuls et injustes, car, au mépris des formes habituelles du droit, ils n'ont pas été instruits et prononcés par des juges compétents tant à raison de la cause que de la personne ; le fait est avéré. 21. Sur les XIXe, XXe et XXIe articles, il s'en rapporte au droit.

Que le procès et la sentence sont nuls et injustes, car aucune faculté ne fut laissée à ladite Jeanne de se défendre dans une si grave affaire ; cette défense, qui est de droit naturel, lui fut refusée par toutes voies exquises. 22. Sur le XXIIe, il déclare ne savoir rien d'autre, si ce n'est avoir entendu dire que Jeanne répondait seule et sans conseil.

Qu'encore qu'il apparût aux prétendus juges que Jeanne se soumettait au jugement et à la détermination de Notre Sainte-Mère l'Eglise, qu'elle était bonne chrétienne ; encore qu'ils eussent décidé de lui bailler la communion du Corps du Christ, il n'empêche que, dans leur complaisance aux Anglais, ou la crainte qu'ils avaient d'eux, ils la condamnèrent injustement au feu comme hérétique. 23. Sur le XXIIIe, il déclare, pour autant qu'il vit Jeanne, avoir su qu'elle était bonne chrétienne et bien dévote. Il sait qu'on lui apporta le corps du Christ au château dans son cachot, avant de la conduire au Vieux Marché, où elle fut exhortée et brûlée. Pour le reste s'en rapporte au procès.

Que, sans qu'il y eût sentence de la justice civile, lesdits Anglais, exerçant sur elle leur rage, la firent conduire au supplice par une puissante escorte de gens d'armes. 24. Sur le XXIVe, il déclare qu'après la sentence portée par le juge ecclésiastique elle fut conduite à l'estrade du bailli par des hommes d'armes royaux ; sur cette estrade il y avait le bailli et d'autres officiers laïcs, et elle resta quelque temps avec eux ; mais ce qu'ils dirent ou firent, il l'ignore, si ce n'est qu'après leur départ elle fut livrée au feu.

Que ladite Jeanne, en tous temps, et surtout à l'heure de sa fin, se comporta en catholique et en sainte, recommandant son âme à Dieu, et proclamant à voix haute le nom de Jesus jusqu'à son dernier souffle de vie ; tant que tous les assistants, jusqu'aux Anglais ses adversaires, en avaient les larmes aux yeux. 25. Sur le XXVe, il déclare que Jeanne, alors qu'on l'attachait, implorait et invoquait spécialement saint Michel. Et il la vit bonne chrétienne jusqu'à la fin ; il vit aussi de nombreux assistants, jusqu'au nombre de dix mille, pleurer et se lamenter, en disant que c'était grande pitié.

Que les Anglais procédèrent ainsi contre ladite Jeanne, au mépris de tout droit, parce qu'ils avaient de ladite Jeanne une peur terrible, du fait qu'elle tenait le parti du Roi-Trés-Chrétien, et la poursuivaient d'une haine capitale ; visant par là le Roi-Trés-Chrétien lui-même, pour s'être ainsi confié à une femme damnée. 26. Sur le XXVIe, il déclare croire que les Anglais redoutaient Jeanne plus que tout le reste de l'armée du roi de France, et qu'à son point de vue ils étaient poussés par ce sentiment pour faire ce procès contre elle.

Que tout ce qui précède est de notoriété publique, dans cette cité et diocèse de Rouen, comme dans le royaume de France tout entier. 27. Sur le XXVIIe, il déclare que les points exposés sont vrais et notoires, surtout dans la cité de Rouen.

     

  Dominus Petrus Bouchier, presbyter, ætatis quinquaginta quinque annorum, vel circa, curatus ecclesiae parochialis de Bourgeauvilla, Lexoviensis dioecesis, testis productus, receptus, juratus et examinatus die lunæ prædicta.

  Super I. articulo, dicit quod credit primura articulum continere veritatem, præsertim quia levaverat obsidionem Aurelianensem.

  Super II., dicit quod Anglici tenebant eamdem Johannam, et credit quod bene voluissent eam mori.

  Super III. articulo, dicit quod fuit deducta et traducta sicut cavetur in articulo. De impressionibus et aliis in articulo contentis, nihil scit.

  Super IV. articulo, dicit quod de toto articulo nihil scit, nisi quod unus clericus Anglicus, baccalarius in theologia, custos privati sigilli Cardinalis Angliæ, ibi præsentis, exsistens in prima prædicatione in coemeterio Sancti Audoeni Rothomagensis, facta, dirigendo verba domino episcopo Belvacensi, judici dictæ Johannæ, dixit : « Expediatis ; vos estis nimis favorabilis ». De quo ipse episcopus male contentus, projecit processum ad terrara, dicens quod illa die nihil aliud faceret, quodque faceret juxta conscientiam suara.

  Super V. nihil scit, quia non fuit præsens in processus deductione.

  Super VI. nihil scit, quia non fuit præsens.

  Super VII. nihil similiter scit, nisi quod erat sola, sedens supra quamdam sedem, et audivit quod respondit sine consilio ; nescit tamen si petierit, aut fuerit ei denegatum consilium. Nec aliud scit super illo articulo.

  Super VIII. articulo, dicit quod bene scit quod erat in carceribus, in castro Rothomagensi ; sed nescit an erat ferrata ; nec cum ea aliquis loquebatur, nisi de licentia aliquorum Anglicorum, et qui habebant custodiam ejusdem. Et non vidit ipsam exeuntem de carcere, quin essent cum ea aliqui Anglici, quos credit fuisse inclusos cum ea in quadam camera, in qua erant tres claves, quarum unam custodiebat dominus Cardinalis aut præfatus baccalarius, Inquisitor aliam, et dominus Johannes Benedicite, promotor, aliam ; et summe timebant Anglici ipsi ne ipsa evaderet.

  Super IX. dicit quod, judicio loquentis, erat ætatis XIX annorum, vel circa, quodque dicebatur quod erat satis discreta in suis responsis. Nec aliud scit.

  Super X. nihil scit, nec super hoc aliquid audivit.

  Super XI. et XII. nihil scit, quia præsens non fuit in examine et responsis ejusdera.

  Super XIII., dicit quod non fuit præsens in processu ; sed post prædicationem factara apud Sanctum Audoenum, junctis manibus, dixit alta voce quod se submittebat judicio Ecclesiæ, deprecando sanctum Michaelem quod eam dirigeret et consuleret.

  Super XIV., dicit hoc non vidisse ; sed audivit a pluribus quod ipsa Johanna, in examinatione sua, pluries dixerat se submittere domino nostro Papæ, et quod duceretur ad eum.

  Super XV. et XVI. articulis, nihil scit, quia præsens non fuit in processu.

  Super XVII. dicit quod, de interpretatione quam facit dominus Promotor, se refert ad intellectum dictæ Johannæ.

  Super XVIII., dicit quod audivit dici quod processus fuit in latino conscriptus.

  Super XIX., XX. et XXI. articulis, se refert ad jus.

  Super XXII., dicit quod nihil aliud scit nisi quod audivit quod ipsa Johanna sola respondit, et absque consilio.

  Super XXIII. dicit quod, quantum vidit dictam Johannam, novit eam semper bonam christianam et bene devotam. Et scit quod fuit sibi delatum corpus Christi, in castro, in loco carceris sui, antequam duceretur ad Vetus Mercatum, ubi fuit prædicata et combusta. De residuo, se refert ad processum.

  Super XXIV. dicit quod, sententia lata per judicem ecclesiasticum, fuit ducta ad scafaldum Ballivi per clientes regios ; in quo scafaldo erant Ballivus et alii officiarii sæculares ; ubi aliquandiu stetit cum ipsis ; sed quid ibi dixerunt aut fecerunt nescit, nisi quod, in recessu ipsorum, fuit igni tradita.

  Super XXV. dicit quod, cum ligaretur, implorabat seu invocabat ipsa Johanna sanctum Michaelem specialiter. Et vidit eam usque in finem bonam christianam, pluresque assistentes, usque ad decem millia, flentes et lacrymantes, dicentes quod erat magna pietas.

  Super XXVI., dicit quod credit quod Anglici earadem Johannam magis timebant quam residuum totius exercitus regis Franciæ, et quod illo intuitu erant moti, videre suo, ad faciendum hujusmodi processum contra eam.

  Super XXVII., dicit quod ea quæ deposuit vera sunt et notoria, maxime in civitate Rothomagensi.


Sources :
- Texte original latin : Quicherat - t.II p.321
- Traduction: source Pierre Duparc.

NB : passer le curseur sur la flêche noire pour connaître le contenue de l'article du questionnaire.

Notes :
1 Winchester

2 Jean le Bouteiller, alors bailli de Rouen et de Gisors.
 

Procès de réhabilitation
Témoins de 1450 et 1452

Enquête de G. Bouillé en 1450
Fr. Jean Toutmouillé
Fr. Ysembart de La Pierre
Fr. Martin Ladvenu
Fr. Guillaume Duval
Me. Guillaume Manchon
Me. Jean Massieu
Me. Jean Beaupère


Enquête de d'Estouteville en 1452

1er questionnaire de 1452

Les dépositions :

-
Guillaume Manchon
- Pierre Miget
- Ysambart de la Pierre
- Pierre Cusquel
- Martin Ladvenu

2ème question. de 1452

Les dépositions :

- Nicolas Taquel
- M. Pierre Bouchier
- Nicolas de Houppeville
- Jean Massieu
- Nicolas Caval
- Guillaume du Désert
- Guillaume Manchon
- Pierre Cusquel
- Ysambart de La Pierre
- André Marguerie
- Richard de Grouchet
- Pierre Miget
- Martin Ladvenu.
- Jean Lefèvre
- Thomas Marie
- Jean Fave


- Les dépositions - index




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